24 janvier 2012
Gérard Longuet va proposer à Nicolas Sarkozy des mesures pour renforcer la sécurité des 3.600 soldats français en Afghanistan, après la mort de quatre d'entre eux, tués vendredi par un soldat afghan. De retour d'Afghanistan, où il a analysé la situation durant le week-end avec les commandants des forces françaises et les autorités afghanes, le ministre de la Défense, pour qui «il n'y a pas de garanties de sécurité, ça reste la guerre», se dit, en revanche, «convaincu que nos chefs d'états-majors peuvent faire des propositions importantes pour sécuriser nos troupes».
Séparer Français et Afghans
Concrètement, il s'agit d'abord de mieux séparer les soldats français des Afghans dont ils assurent la formation, tout en essayant de maintenir un lien de confiance entre les deux contingents, durement mis à mal depuis le drame. Actuellement, Français et Afghans se côtoient au quotidien, notamment les instructeurs qui composent les OMLT - les équipes de liaison, soit environ 150 hommes - auxquelles appartenaient les quatre soldats tués par un Afghan présenté officiellement comme un «taliban infiltré». Des formations qui se faisaient dans les bases afghanes pourraient également être déplacées dans les quartiers français, après de sévères mesures de contrôle. La montée en puissance rapide des effectifs de l'Armée nationale afghane, actuellement d'environ 180.000 hommes, s'est faite sans contrôle suffisant des jeunes recrues, laissant craindre la multiplication d'éléments infiltrés. L'Élysée a fait savoir qu'aucune décision de retrait ou non ne sera annoncée avant que Nicolas Sarkozy n'en parle avec le président afghan, Hamid Karzaï, attendu vendredi à Paris.

27 mai 2012 à 13h23
27 mai 2012 à 11h57
27 mai 2012