23 janvier 2012 - 2 réactions
Peu après l'annonce, vendredi, par Nicolas Sarkozy, que la mort des quatre soldats français tués par un militaire afghan pouvait accélérer un retour en France des 3.600 militaires engagés sous le drapeau tricolore, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a, par deux fois, déclaré qu'elle ne croyait pas à un retrait anticipé et que les deux pays étaient d'accord pour continuer à «travailler ensemble» en Afghanistan. Sa première déclaration, vendredi, qui a surpris les responsables français, s'est faite sans concertation avec son homologue français, Alain Juppé. À la suite d'un entretien téléphonique samedi, le Département d'État a publié un communiqué assurant que les deux ministres sont «tombés d'accord pour que les États-Unis et la France travaillent avec les partenaires de l'Isaf (force de l'Otan) et le gouvernement afghan afin d'assurer la solidité et l'efficacité continues de la mission».
Du seul ressort de Nicolas Sarkozy
Cette affirmation semble prendre à nouveau de court Paris qui a rappellé, hier, à Washington que la question d'un retrait des 3.600 militaires français est du seul ressort de Nicolas Sarkozy. Au vu du rapport de son ministre de la Défense, dépêché en Afghanistan, «le président de la République tirera toutes les conséquences de l'attentat perpétré contre nos forces par un membre de l'armée nationale afghane», a écrit le ministère français des Affaires étrangères. Vendredi, un militaire afghan de 21ans a profité d'un moment où les soldats faisaient un jogging, sans armes ni protections, pour leur tirer dessus. Quatre d'entre eux sont morts et quinze ont été blessés, dont huit grièvement.
17 mai 2013 à 21h28