14 février 2012
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Ce militaire, né le 13 mai 1915 à Libourne, en Gironde, est décédé hier à Chambourcy, dans les Yvelines, à 96 ans. Il reste désormais 28 Compagnons en vie.
Un révolté contre l'esprit collaborationniste
René Gatissou s'était engagé dans l'aviation en avril 1934. Mécanicien aéronautique, il est à Djibouti quand éclate la guerre. Il se révolte dès juillet 1940 contre l'esprit collaborationniste qui y règne et participe à un noyau de résistance. Il fournit des renseignements militaires aux Alliés au Yémen et au Somaliland, et organise des évasions d'aviateurs alliés. "Sur le point d'être arrêté, il parvient, après une évasion difficile, à rejoindre, en prenant une vedette du gouverneur, la Royal Air Force en Somalie britannique le 27 avril 1941", précise le communiqué de la Chancellerie de l'Ordre de la Libération.
50 missions de guerre
Condamné à mort par contumace par Vichy, René Gatissou est affecté à un groupe de bombardement opérant depuis Khartoum. Il rejoint ensuite la Syrie pour être affecté au groupe de bombardement "Lorraine" en formation. Il prend une part active à la campagne de Libye avant de retourner en Syrie. Lorsque le "Lorraine" revient en Angleterre début janvier 1943, il est nommé sous-lieutenant, officier mécanicien du groupe dont il commande toute la partie technique. Il est ensuite affecté à la réorganisation des écoles de l'Armée de l'Air, puis poursuit sa carrière au sein du corps des officiers mécaniciens.
Totalisant 50 missions de guerre, il part en retraite en mars 1960 avec le grade de commandant. Il était commandeur dans l'Ordre de la Légion d'honneur.
24 mai 2012 à 18h19

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