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Villiers-le-Bel. Un premier procès pour les émeutiers

3 juillet 2009

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Au premier jour du procès sur les violences de Villiers-le- Bel (95), hier, dixjeunes prévenus comparaissent pour des actes mineurs, jusqu'à aujourd'hui. En attendant un autre procès, à la fin de l'année.

Hier, s'ouvrait le premier procès lié aux émeutes de novembre2007, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise). Certains des dix jeunes jugéspour jets de projectilescontre les forces de l'ordreont reconnu avoir participé à ces émeutes,décrites comme«particulièrement violentes» et «très organisées» par la police. Le 25novembre 2007, la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police avait provoqué deux jours de violences à Villiers-le-Bel. Une centaine de policiers avaientété blessés par des tirs d'armes à feu et des jets de pierres et de bouteilles, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits. Dix prévenus comparaissent libres, sous contrôle judiciaire uniquement, jusqu'à aujourd'hui, dans un tribunal sous haute surveillance policière.

Dix prévenus pour 200 émeutiers

Si les émeutiers étaient «plus de 200», selon un policier entendu comme témoin, ils ne sont que dix, tous majeurs, à être poursuivi devant le tribunal correctionnel. Ce sont pour l'instant uniquement les auteurs présumés des jets de pierre et de bouteilles, qui avaient touché légèrement quarante-cinq policiers, qui sont jugés jusqu'à aujourd'hui. L'enquête principale sur les tirs contre la police donnera lieu à un autre procès, aux assises, probablement fin 2009, où cinq personnes ont été renvoyées, hier, par la juge d'instruction.

«Fier d'avoir blessé des policiers»

Parmi les prévenus présents hier, l'un d'eux a reconnu avoir «jeté des cailloux comme tous les jeunes» et regrette «d'avoir participé à tout ça». De même, deux autres jeunes émeutiers ont avoué pour les jets de pierre. Un autre, lui, a nié en bloc: «Je n'étais pas là, je n'ai rien fait». «Tout le monde était fier d'avoir blessé autant de policiers», avait-il ajouté à l'époque, avant de revenir sur des propos lâchés, selon lui, «sous la pression policière». Comme lui, à l'audience, tous les prévenus qui avaient donné des noms au cours de l'instruction sont systématiquement revenus sur leurs déclarations. Les policiers venus témoigner ont également noté que ces émeutes étaient très organisées, évoquant l'organisation de «guet-apens» et l'écoute du «trafic radio de la police», pour anticiper les mouvements des CRS. Les prévenus encourent jusqu'à sept ans d'emprisonnement.

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