20 août 2009
Les Verts et Europe-Ecologie ouvrent le bal des universités d'été aujourd'hui à Nîmes. Objectif: amplifier la dynamique de leur succès aux européennes en vue des régionales de 2010.
Les Verts, qui fêtent cette année leur 25e anniversaire, ouvrent aujourd'hui à Nîmes (Gard) leurs Journées d'été, où plus de 1.500 personnes sont attendues. Après le succès aux européennes d'Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit (16,28%) constitué autour des Verts, de José Bové et des proches de Nicolas Hulot, il s'agit de «continuer en mieux, aux régionales, et voir plus loin aussi», explique Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. A la tête depuis bientôt trois ans d'un parti créé en 1984, Cécile Duflot souligne qu'«à 25 ans, on se lance dans la vraie vie». Balayant l'idée d'une disparition des Verts (8.000 adhérents) au profit d'Europe-Ecologie (réseau de 13.000 membres), elle évoque la «théorie du homard»: «On évolue en muant, il ne s'agit pas de tout changer.»
Cohn-Bendit en vedette ce soir
La conférence-phare se tient ce soir autour du leader des Verts, de la vedette des européennes Daniel Cohn-Bendit, des eurodéputés José Bové, Eva Joly et Yannick Jadot, du socialiste Eric Loiselet (pôle écologique) et de la députée PRG de Guyane Christiane Taubira. Cette dernière, qui les a soutenus aux européennes, est courtisée par les écologistes pour les régionales de mars2010. «Si jamais je vais aux régionales, j'ai mon parti (Walwari) et je n'ai pas besoin d'étiquette nationale», a expliqué celle qui milite pour «la construction d'une alternative à gauche». Depuis les européennes, Europe-Ecologie a déjà enregistré l'arrivée de Bruno Rebelle (ex-PS) mais Martine Billard a quitté les Verts pour le Parti de gauche. Antoine Waechter (Alliance écologiste indépendante, 3,7% aux européennes) se dit, lui, «favorable à un accord» pour les régionales à condition notamment d'obtenir cinq à six têtes de listes. «On n'est pas dans une démarche de troc, ni avec Antoine Waechter, ni avec les socialistes», répond Cécile Duflot qui sera à l'Université d'été du PS à LaRochelle le 29août.
Des listes autonomes
Les «écolos» ont déjà prévu de présenter des listes autonomes dans l'ensemble des 22 régions au premier tour. Elles devraient être connues fin novembre. Pour le chercheur Daniel Boy du Cevipof, «les régionales, c'est un peu plus compliqué que les européennes où Europe-Ecologie a fait un score superbe. Avec 22 listes contre huit aux européennes, il y aura un problème de répartition de places car il y a environ 170 sortants Verts».
Le PS fait sa rentrée dans la polyphonie et la surenchère, sa traditionnelle université d'été à LaRochelle étant devancée par une réunion des amis de Vincent Peillon (Marseille, 21-22 août), tandis qu'Arnaud Montebourg menace de claquer la porte. Le bouillant député de Saône-et-Loire, chargé de la rénovation du parti, a en effet lancé, hier, un pavé dans la mare. Dans une tribune sur Nouvelobs.com, il déplore «l'immobilisme et le verrouillage» qu'il rencontre depuis plus de dix ans au PS. Et il menace de quitter le parti si son combat pour des primaires échouait. Une charge diversement appréciée: si Patrick Mennucci, proche de Ségolène Royal, se dit «totalement en accord», Faouzi Lamdaoui, proche de François Hollande, appelle les socialistes à «jouer collectif». La direction du parti s'emploie pourtant à présenter le temps fort de LaRochelle - 28 au 30août - comme «la rentrée politique officielle qui rassemble tous les socialistes», affirme Emmanuel Maurel, secrétaire national chargé d'organiser l'événement. Ségolène Royal doit ouvrir la rencontre au côté de la première secrétaire du PS, Martine Aubry. Seul le trublion Manuel Valls boudera la réunion familiale. De son côté, François Rebsamen s'est dit favorable, hier, à une alliance avec le MoDem.
