26 septembre 2009
Près d'un an après la perte de deux Super-Etendard, la Base aéronautique navale de Landivisiau est à nouveau touchée de plein fouet par le crash des deux Rafale Marine.
L'accident survenu jeudi en mer Méditerranée a semé la consternation au sein de la famille des pilotes embarqués et de tous les salariés de la BAN de Landivisiau. Les deux Rafale qui se sont abîmés au large de Perpignan appartenaient en effet à la flottille 12F de la base d'aéronautique navale finistérienne, embarquée sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. «C'est un coup dur», a expliqué le capitaine de vaisseau, Patrick Zimmermann, qui commande la base finistérienne depuis le 24juillet dernier. Ce nouveau crash survient en effet moins d'un an après la collision en vol de deux autres avions de chasse de la BAN, des Super-Etendard, survenue au large de Morlaix, le 1eroctobre 2008. Lors de cet accident, l'un des pilotes était parvenu à s'éjecter avant le crash. Le canot de survie de son collègue avait été retrouvé vide.
«On les connaissait très bien»
Décédé lors du crash, Sébastien Lhéritier, 36 ans, avait reçu la Légion d'honneur à titre posthume. Une distinction remise par le ministre de la Défense, Hervé Morin, lors d'une cérémonie organisée à la BAN le 8octobre 2008. Les pilotes des deux Rafale Marine F-3 n'étaient pas membres de la flottille 12F de Landivisiau. L'un appartenait au Centre d'essai en vol (CEV-DGA), à Istres, l'autre au CEPA d'Hyères (Centre d'expérimentations pratiques de l'aéronavale). «Mais ces pilotes étaient passés chez nous et on les connaissait très bien», a indiqué le commandant de la BAN. Jusqu'à l'accident de jeudi, la flottille 12F comptait 17 Rafale monoplace. En dépit de la perte des deux aéronefs, toutes les missions d'entraînement ont été menées comme d'habitude, hier, sur le site finistérien de la Marine Nationale.
