30 juin 2012 - 7 réactions
L'ancien Premier ministre de Nicolas sarkozy, François Fillon, a annoncé ce samedi soir sur son compte Twitter qu'il était "candidat à la présidence de l'UMP". Ouvrant ainsi les hostilités. Lire aussi :
> UMP. Alain Juppé : la compétition entre Copé et Fillon est "inutile" et "dangereuse"
> UMP : les postulants en lice pour la présidence
"Mon devoir est de rassembler toutes les familles de la droite et du centre", a écrit l'ex Premier ministre sur son compte, avant d'ajouter "je suis candidat à la présidence de l'UMP!".
François Fillon renvoie par ailleurs à une interview qu'il a accordée au Journal du Dimanche à paraître ce dimanche 1er juillet.
Il affrontera pour cette bataille de la présidence de l'UMP, Jean-François Copé, secrétaire général du parti (même si ce dernier ne s'est pas encore officiellement déclaré mais qui la brigue aussi) qui se trouvait, au même moment, en "reconquête", du côté de Châteaulin (29).
C'est en novembre, lors du Congrès de l'UMP que les militants éliront le président du principal parti d'opposition.
De la question du "leader naturel"
Après l'échec à la présidentielle de Nicolas Sarkozy, François Fillon avait donné mi-mai le coup d'envoi des hostilités en affirmant qu'avec le départ de l'ex chef de l'Etat, il n'y avait "plus à l'UMP, de leader naturel".
Cahin caha, durant la campagne des législatives, Jean-François Copé s'était employé à retarder la confrontation et les réglements de comptes, en plaidant l'unité pour cette échéance électorale.
Sitôt éteintes les lumières de la campagne, chaque camp a fourbi ses armes avec un premier match: la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
Divisions
Ce premier round a été remporté haut la main par le camp Copé, avec le reconduction à ce poste d'un fidèle du député-maire de Meaux, Christian Jacob, élu, comme son mentor, de Seine-et-Marne, face à celui de François Fillon, Xavier Bertrand, même si ce dernier s'en est défendu.
Critiques de Roselyne Bachelot, ralliement de Valérie Pécresse à François Fillon, piques de Nathalie Kosciusko-Morizet, appel de Laurent Wauquiez à laisser le champ libre à l'ex-Premier ministre... la semaine dernière les pro-Fillon ont multiplié les offensives contre Jean-François Copé.
Les inquiétudes d'Alain Juppé
Inquiet d'un démarrage brutal de la campagne pour la présidence de l'UMP, l'ex Premier ministre a proposé jeudi un "serment de sagesse" dont Alain Juppé et lui-même seraient les garants. "Je trouve cette compétition, et j'espère qu'elle ne se transformera pas en confrontation, à la fois inutile et dangereuse", s'est ému vendredi l'ancien ministre des Affaires étrangères. Et de regretter que la présidentielle de 2017 "commence à hanter tous les esprits" alors que "ce n'est pas du tout la question de ce jour".
Il a rappelé son souhait de primaires ouvertes en 2016, tout en réaffirmant qu'"il n'en serait pas".
Pour lui, "l'UMP a besoin de clarifier ses valeurs", de "bâtir un nouveau projet" et "pour cela on n'a pas besoin d'un chef, il nous faut une équipe dirigeante qui soit capable de concilier notre unité et notre diversité", a-t-il dit également. Manière de se décrire comme celui qui serait l'homme de la situation pour présider l'UMP durant trois ans, jusqu'en 2015, avant la sélection pour la présidentielle de 2017.
Jean-François Copé a décidé de lancer une réflexion d'un mois, en juillet, sur les "valeurs" après les déchirements concernant la stratégie adoptée par Nicolas Sarkozy, jugée trop droitière par nombre de responsables du parti.
19 mai 2013