26 septembre 2009 - 1 réactions
Le Premier ministre a effectué hier sa rentrée politique. Alors que la majorité fait parfois entendre sa différence au parlement vis-à-vis des décisions du gouvernement, François Fillon a appelé à l'unité.
S'appuyant sur son passé d'ancien député et sénateur, François Fillon a dit, hier, en clôture des journées parlementaires de l'UMP au Touquet, comprendre que le Parlement veuille «pleinement assumer ses droits» et exercer son «devoir d'initiative». Mais cela ne va pas sans un «devoir de solidarité» envers le gouvernement, a-t-il souligné alors que des désaccords ont récemment émaillé les relations entre l'exécutif et sa majorité, comme sur l'abandon des tests ADN, la taxe carbone ou la réforme des collectivités locales.
«Pas de concurrence»
«Dans notre Ve République, il ne peut y avoir l'exécutif et le législatif qui tirent à hue et à dia, a lancé François Fillon. Entre nous, il n'y a donc pas de contre-pouvoirs. Il n'y a, à mes yeux, que des pouvoirs qui se complètent de façon responsable et efficace.» Un message clairement destiné à Jean-François Copé, assis au premier rang, qui ne cesse de défendre l'idée d'un «hyper-Parlement», disputant de fait au Premier ministre son leadership sur la majorité. Le patron des sénateurs UMP Gérard Longuet et le président du Sénat, Gérard Larcher, ont aussi plaidé, mais de façon plus nuancée, pour un «Parlement fort», «partenaire essentiel» de l'exécutif.
«Remerciements personnels»
François Fillon a trouvé un soutien en la personne de Bernard Accoyer. «Le rôle du Parlement sous la Ve est de travailler efficacement avec l'exécutif sans se mettre en concurrence, ni faire de la surenchère», a déclaré le président de l'Assemblée nationale, qui ne veut pas d'un «ultra-Parlement du passé». D'ordinaire peu enclin à s'épancher, le Premier ministre a tenu à remercier «plus personnellement» les parlementaires du soutien qu'ils lui ont «toujours apporté» depuis sa nomination... au moment où certains dans son camp se demandent s'il n'est pas temps qu'il passe la main. Quant à ses relations avec Nicolas Sarkozy, le Premier ministre a indiqué qu'elles étaient au beau fixe, assurant qu'il était impossible d'«introduire un coin» entre le «patron» et lui qui se décrit comme chef «d'une équipe de France».
