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UMP. Devant les cadres du parti, Copé et Fillon prennent date

7 juillet 2012 - 3 réactions

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François Fillon et Jean-François Copé, rivaux pour la présidence de l'UMP, ont pris date, ce samedi, devant les cadres de l'UMP réunis à Paris, à quatre mois du premier congrès de l'après-Sarkozy qui devrait marquer le point culminant de leur affrontement.

Candidat déclaré, l'ex-Premier ministre a prononcé un réquisitoire contre l'exécutif actuel, lors de cette réunion à huis clos théoriquement consacrée à l'organisation du congrès et de "l'opposition". Le député de Paris a accusé François Hollande de "mettre en danger l'Europe par son aveuglement idéologique" et a qualifié de "mystification" le discours de politique générale de son successeur Jean-Marc Ayrault.

"Cette campagne ne doit être ni dramatisée ni escamotée"
Dans son intervention, il a avancé quelques pistes, comme la remise en cause des 35 heures pour répondre à la fin des heures supplémentaires défiscalisées annoncée par le gouvernement. "Cette campagne qui s'ouvre ne doit être ni dramatisée ni escamotée", a ajouté François Fillon au sujet de son bras de fer annoncé avec Jean-François Copé pour le poste de président de l'UMP, gelé pendant le bail élyséen de Nicolas Sarkozy. Pour ses partisans, François Fillon, arrivé en cours de réunion, "s'est placé en chef de l'opposition contre Hollande et contre Ayrault". "Il a fait un discours très structuré pour sonner la mobilisation générale", a déclaré un député filloniste.
 
"On a vu deux lignes de campagne: François Fillon avec une certaine idée de la France, et Copé s'adressant de manière plus modeste et plus humble à un parterre de militants", selon une ex-ministre qui penche pour le second. Face à François Fillon, Jean-François Copé, candidat qui se déclarera "le moment venu", a mis en scène son rôle de "chef de famille", animant de bout en bout la réunion à la tribune, fixant le cap des ambitions de l'UMP.

"Un meeting électoral de Copé"
"Dans l'opposition, il faut créer les conditions d'une vague bleue aux élections de 2014", année de plusieurs scrutins locaux, a déclaré le député-maire de Meaux à sa sortie. Il a plaidé pour "l'unité d'un grand parti de droite et de centre-droit", où l'expression des sensibilités qu'il défend "n'étouffe pas la parole du parti". Jean-François Copé s'est empressé de souligner que l'UMP avait réaffirmé le bien-fondé de la stratégie du "ni-ni" face au Front national (ni alliance avec le FN, ni appel à voter à gauche). "Il y a eu un soutien unanime à la ligne que je défends", s'est-il félicité, alors que François Fillon avait contesté cette ligne en mars 2011, avant de rentrer dans le rang.
La réunion "a été un meeting électoral de Copé", a ironisé un participant dans un SMS transmis à l'AFP, parlant d'une "longue litanie d'interventions de militants auxquelles répond Copé".

Juppé absent
Alain Juppé a brillé par son absence. "Ce n'est pas forcément un signe de désintérêt pour le parti", a tempéré l'un de ses proches, l'ancien ministre du Logement Benoist Apparu. "Il a montré qu'il avait un projet très clair: ne pas confondre 2012 et 2017". "Il faut débattre de ce qu'a proposé Alain Juppé dans le cas où la campagne ne serait pas un débat d'idées, mais un affrontement de personnes", selon l'ancien président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Le maire de Bordeaux a suggéré d'installer une "équipe collégiale" à la tête de l'UMP, qu'il dirigerait, en échange de son engagement à ne pas être candidat à la présidentielle de 2017. Cette solution permettrait de repousser à une primaire ouverte, en 2016, le choix du candidat UMP à l'Elysée. Et d'éviter un match Copé/Fillon dès novembre. Le vote des militants aura lieu les 18 et 25 novembre.

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3 réactions

  • melo87
    Vive les vacances !
    Venant d'être juste battue par 26 % de socialistes ,la Droite sans baisser les bras cependant se doit de faire "pénitence" au moins jusqu?à la rentrée quand le gouvernement sera dans le dur des réalités sociales et économiques. Après tout un peu de vacances ne leur fera pas de mal a ces cadres de l'UMP. Après le temps de la remise en cause viendra celui des projets nouveaux. Mais rien ne presse en urgence pour le moment. Qu'ils laissent tranquillement la France socialiste savourer sa victoire sous le soleil des vacances.
    Ajouté le 8 juillet 2012 à 09h56
  • dure
    on en sort
    Soyons patients, nous sortons de presque deux ans de cirque électoral alors patience, nous verrons cela en 2016 quand le PS aura redressé la France, Le Monde ...
    Ajouté le 8 juillet 2012 à 07h35
  • f29
    copé- fillon
    A quand un ,deux ou trois débats à la télévision..?çà chauffe !
    Ajouté le 7 juillet 2012 à 19h46

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