7 octobre 2009
Un mois après son évasion rocambolesque de la maison d'arrêt d'Auxerre, Jean-Pierre Treiber demeure introuvable, malgré la multiplication des recherches et leur extension à l'étranger.
Le parquet d'Auxerre a annoncé avoir lancé un mandat d'arrêt international, européen concernant Jean-Pierre Treiber, seul suspect dans l'affaire Giraud-Lherbier. "Nous avons lancé un mandat d'arrêt international, européen, concernant Jean-Pierre Treiber la semaine suivant son évasion" mi-septembre, a indiqué le procureur d'Auxerre, François Pérain.
A ce stade, rien ne laisse cependant penser à une fuite dans un pays en particulier, a-t-il ajouté. "Toutes les pistes" concernant d'éventuelles complicités restaient explorées, "notamment celles de l'entourage familial et des ex-codétenus" du fugitif.
Le 30 septembre, l'enquête avait semblé s'accélérer avec le placement en garde à vue de deux proches de Treiber, son frère Pascal et son beau-frère, Jean-Louis Stoecklen. Les deux hommes avaient été interrogés sur leur emploi du temps, puis avaient été remis en liberté, sans "avoir rien révélé de déterminant", selon le procureur d'Auxerre.
Jean-Pierre Treiber, 47 ans, s'est évadé de la maison d'arrêt d'Auxerre en se dissimulant dans un carton qui a ensuite été transporté par camion dans un entrepôt d'une société à Bonnard (Yonne) à quinze kilomètres de la prison. Sa disparition n'avait été constatée que huit heures plus tard et une centaine de gendarmes avaient sillonné la région et fouillé les bois du sud du département.
Depuis, l'ancien garde-chasse, soupçonné du meurtre, en 2004, de Géraldine Giraud, 36 ans, la fille du comédien Roland Giraud, et de son amie Katia Lherbier, 32 ans, dont les corps avaient été retrouvés dans sa propriété de Villeneuve-sur-Yonne (Yonne), demeure introuvable.
Un de ses codétenus, Flavien Cosson, 25 ans, condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de sa petite amie, a été mis en examen le 11 septembre dernier pour "complicité d'évasion". Treiber devait comparaître courant avril 2010 devant la cour d'assises de l'Yonne.
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