29 juillet 2009
Après les européennes... les européennes ! Le Parlement de Strasbourg devrait s'élargir l'an prochain de 18membres. Deux Français sont concernés. Problème : qui ?
De 736 à 754 eurodéputés, il n'y a qu'un pas: celui que les Irlandais semblent vouloir franchir en fin d'année, en ratifiant par référendum le Traité de Lisbonne, qui entrerait donc en vigueur à la place de celui de Nice, augmentant du même coup le nombre d'élus européens. 18 places à pourvoir qui posent un problème: à qui les attribuer? Dans certains pays, c'est réglé: dès le scrutin de juin, les futurs élus ont été désignés par les électeurs et attendent depuis, avec le statut d'observateurs, leur titularisation. Mais en France, non. C'eût été trop simple.
Des Verts pour nuire aux roses?
Et faute de l'avoir prévu, le gouvernement doit maintenant trancher. Deux solutions s'offrent à lui. Une simple: on décide de faire passer ceux qui ont récolté le plus de voix parmi les non-élus. Une - nettement - plus compliquée: on réorganise un scrutin. Problème de la première, elle a toutes les chances de faire passer des non-UMP, et en particulier des Verts. Si elle avait eu le mérite de déplaire souverainement aux socialistes, elle aurait quand même conduit à augmenter le nombre de représentants de l'opposition.
À la place des écolos une usine à gaz
C'est donc la deuxième qui aurait les faveurs du gouvernement. L'ancienne ministre de l'Intérieur, aujourd'hui à la Justice, Michèle Alliot-Marie, en a imaginé une version tout à fait attractive. Pour son camp, en tout cas. Nos deux futurs eurodéputés français seraient élus par les Français de l'étranger, dont le bulletin penche traditionnellement à droite. Et comme il risque d'être quand même difficile de mobiliser à travers la planète pour deux sièges à Strasbourg, ce serait un collège de représentants desdits Français de l'étranger qui procéderait à l'élection. En bref, une belle usine à gaz. Au gouvernement ou à l'Elysée de choisir. Epilogue dans quelques mois.
