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Sommet de crise. Sarkozy annonce une série de "mesures d'urgence"

19 janvier 2012

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Ce mercredi, Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures d'urgence d'un montant total de 430 MEUR pour enrayer le chômage et améliorer la formation des chômeurs. Il a aussi promis des réformes concernant la formation professionnelle et le logement. [Vidéos]

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Sommet social. Les sujets qui fâchent les Français

20 h 30. Certaines mesures "à effet immédiat"
La ministre du Budget et porte-parole du gouvernement ,Valérie Pécresse, a déclaré sur BFM TV que certaines des mesures en faveur de l'emploi annoncées mercredi lors du "sommet de crise" de l'Elysée seraient "à effet immédiat" et pourraient "entrer en vigueur à partir du 1er février. "Quand on dit, zéro charges pour les jeunes embauchés dans les très petites entreprises, ça entrera en vigueur maintenant", a-t-elle précisé.

19 h 30. Interprétations diverses...
Pour le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, ce sommet social pose "les bases d'une refondation sociale". "Le président de la République vient de poser les bases d'une refondation sociale, constituée à court terme de mesures pour l'emploi et la formation", a-t-il estimé.
A l'opposé,  la première secrétaire du PS, Martine Aubry, n'a rien vu d'autre dans ce sommet social qu'une "opération médiatique" de Nicolas Sarkozy pour "masquer un bilan assez dramatique", avec "sous la table" une seule "vraie mesure", une nouvelle hausse de la TVA. "Finalement, les vraies mesures sont celles qui ont déjà été décidées et qui n'ont pas été annoncées", a-t-elle ajouté, affirmant que "le projet de Nicolas Sarkozy, (c'était) une nouvelle et forte hausse de la TVA qu'on appelle sociale".

15 h 35. La réaction de Martine Billard (Front de Gauche)
"La réunion a été "excellente", selon Mme Parisot : c'est mauvais signe pour les travailleurs. Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise, mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité. Ce n'est qu'un début, il nous promet une fin de mois difficile lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux".

15 h 30. Les réactions de Jean-Marc Ayrault et François Rebsamen
Jean-Marc Ayrault, conseiller spécial de François Hollande : "A la fin de son quinquennat, Nicolas Sarkozy semble découvrir la gravité de la situation. Je trouve ça navrant, parce qu'on sait bien que cette situation s'est dégradée de plus en plus depuis qu'il est président de la République".
Le député-maire de Nantes a cité une déclaration de Nicolas Sarkozy datant de fin 2007: ""Je m'engage au plein emploi, nous pouvons réussir le plein emploi. Donc, je réduirais le chômage à 5 %. Et si à la fin de mon mandat, on est à 10 %, c'est qu'il y a eu un problème (...). Je dirais aux Français : j'ai échoué, vous pouvez en tirer les conséquences". Nous en
sommes là. Ce sommet social a lieu à la veille de l'élection présidentielle (...). Tout ça est navrant, tout ça est le symbole d'un échec. Ce sommet social n'a rien de social, c'est le sommet de l'échec et, surtout, de la dégradation de l'emploi et, surtout, de l'affaiblissement de la France".
François Rebsamen, chargé du dossier "sécurité" dans l'équipe de campagne de François Hollande : pour faire reculer le chômage, il faudrait que "Nicolas Sarkozy annule tout ce qu'il a fait depuis 2007. Il semble aujourd'hui redécouvrir les vertus de ce que nous, socialistes, clamons depuis fort longtemps".
"Aujourd'hui, le président dit exactement l'inverse de ce qu'il disait à l'époque, ce qui, à mon avis, déstabilise son électorat. Il est dans une quête éperdue de solutions miracles. On a vraiment l'impression d'une fébrilité, presque d'un état de panique".

15 h. Pour doper l'activité partielle, le gouvernement va mobiliser plus de 140 M€
Il faut "tout faire pour éviter de couper les liens entre le salarié et son entreprise, tout faire pour maintenir en activité les salariés (...), tout faire pour former les salariés dans l'entreprise, plutôt que de les licencier", a dit Nicolas Sarkozy.

14 h 55. Réactions de Benoist Apparu et Christian Estrosi
Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement : "La lutte engagée par le gouvernement pour réduire la dette nous impose d'inventer de nouveaux modèles qui nous permettront de répondre aux attentes des Français, sans toujours avoir recours à l'argent public. Pour le logement, nous devrons doper l'offre de logements, accroître la production, mais nous devons innover en créant de la valeur pour compenser la baisse de la dépense publique".
Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice : "Je tiens à saluer un sommet à la hauteur des enjeux, qui n'est qu'une étape dans le soutien de l'Etat à l'emploi". Et de rappeler que plusieurs mesures annoncées "font partie des propositions des Etats généraux de l'industrie qu'il avait réunis en 2010, lorsqu'il était ministre de l'Industrie, notamment la création d'une grande banque de l'industrie".

14 h 45. Le discours de Nicolas Sarkozy en un clin d'oeil

gare

14 h 15. 430 M€ pour l'emploi des jeunes, l'activité partielle et la formation des chômeurs
"Les mesures d'urgence annoncées par Nicolas Sarkozy représentent un montant total de 430 M€", a précisé l'Elysée. Cet effort sera financé par un "redéploiement" de crédits déjà existants, afin de "ne pas accroître nos déficits", a indiqué Nicolas Sarkozy devant la presse, à l'issue de sa réunion avec les partenaires sociaux.

14 h 10. "Consensus" sur l'emploi et la formation, selon Laurence Parisot (Medef)
La présidente du Medef a affirmé que deux "consensus" s'étaient dégagés sur le chômage partiel et la formation, à l'issue d'une "réunion très riche" et "très diverse" avec les syndicats et le chef de l'Etat.
A l'occasion du sommet social à l'Elysée, il est ressorti un "consensus sur l'activité partielle" et un autre "pour aborder la question de l'emploi en partant des besoins de l'entreprise", a expliqué la patronne du Medef. Il s'agira de "repérer celui qui est au chômage" et "qui a besoin d'être formé pour satisfaire aux besoins de l'entreprise. Nous sommes prêts à nous engager sur un objectif de 60.000 formations", dans le cadre de la Préparation opérationnelle à l'emploi (POE), dispositif piloté par Pôle Emploi.

14 h 05. Le discours de Nicolas Sarkozy

Discours Sarkozy - Sommet Crise - 18012012

 

14 h. Des mesures d'urgence pour l'emploi et la formation
Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures d'urgence pour enrayer le chômage, comme la suppression des charges sociales pour les petites entreprises qui embauchent un jeune, et promis des réformes concernant la formation professionnelle et le logement.
Le chef de l'Etat a, par ailleurs, confirmé qu'il rendrait ses décisions sur le financement de la protection sociale (TVA sociale et flexibilité du temps de travail) "à la fin du mois", à l'issue du "Sommet de crise" qui s'est tenu à l'Elysée avec patronat et syndicats.

13 h 55. Une "réforme radicale" de la formation professionnelle annoncée

13 h 50. Sarkozy promet des mesures "extrêmement puissantes pour doper le logement"

13 h 35. 1.000 postes en plus pour Pôle Emploi
Jean-Claude Mailly (FO) a indiqué que le gouvernement allait procéder au "renforcement des moyens des services publics de l'emploi à hauteur de 1.000 emplois". Il a également mentionné la création d'une banque nationale d'investissement pour favoriser l'emploi et la prolongation de l'allocation de fin de formation.

13 h 30. Bernard Thibault : les mesures n'auront "pas d'impact sur l'emploi"
Le n°1 de la CGT a estimé que les mesures annoncées lors du sommet social n'auraient "pas d'impact sur l'emploi" et a appelé à "la poursuite de la mobilisation". Et d'ajouter : "Il va falloir rester mobilisé, parce qu'il n'y a pas d'annonces plus précises", a-t-il déclaré à la sortie de l'Elysée.

13 h 20. Jean-Claude Mailly (FO) : 100 M€ en plus pour le chômage partiel
A sa sortie de l'Elysée, le secrétaire général de FO a assuré que "l'Etat mettra 100 M€ supplémentaires pour le chômage partiel". Peu après 13 h, les partenaires sociaux sont sortis du sommet social convoqué par Nicolas Sarkozy.

12 h 15. Sarkozy : "Est-il normal que les entreprises financent notre politique familiale ?"
Nicolas Sarkozy s'est gardé de prononcer l'expression de TVA sociale, mais a prôné "une diversification accrue des sources de financement" de la protection sociale. "Est-il normal que les entreprises financent notre politique familiale ?", a-t-il, notamment, demandé.
Sur fond d'envolée du chômage et de dégradation financière de la France, le président a fait de l'instauration d'une forme de TVA sociale une priorité de la fin de son mandat et l'une de ses dernières cartes pour tenter de remporter un deuxième mandat, alors que les sondages le donnent toujours perdant face à François Hollande. Mais la gauche et une partie de la droite, de même que les syndicats, sont résolument opposés à la TVA sociale. Seul le patronat y est favorable, mais sous
certaines conditions.

11 h 40. Sarkozy : "des décisions" nécessaires avant la présidentielle
Nicolas Sarkozy a plaidé devant le patronat et les syndicats pour "des décisions" avant la présidentielle, afin de contrecarrer la progression du chômage et doper la compétitivité des entreprises, en ouvrant les travaux du "Sommet de crise" réuni à l'Elysée. "La gravité de la crise nous impose de prendre des décisions, a répété le chef de l'Etat, selon le texte de son intervention liminaire publié par l'Elysée. Se réfugier dans l'attentisme, ce serait donner raison à tous ceux qui jouent sur l'impuissance du politique et du syndicalisme pour prospérer".

11 h 10. La FSU pour une réunion de l'intersyndicale "très vite" après le sommet
La FSU a appelé l'intersyndicale (CGT, CFDT, Unsa, FSU et Solidaires) à "se retrouver très vite à la suite du sommet social", afin d'"envisager des réponses communes".
"Le sommet social aborde des questions lourdes : financement de la protection sociale, réformes structurelles, accords de compétitivité, formation professionnelle...", des questions qui "nécessitent bien plus qu'une rencontre formelle" et "demandent une large négociation", souligne le syndicat de Bernadette Groison dans un communiqué.

9 h 35. Ségolène Royal souhaite un blocage du prix de l'essence
Ce matin, sur RTL, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes s'est prononcée en faveur d'un blocage du prix de l'essence, espérant que le sommet social se pencherait sur la flambée des prix du carburant.
Le sommet doit prendre "à bras-le-corps la question qui préoccupe les Français : la hausse du prix de l'essence. Je suis pour un blocage du prix de l'essence", a-t-elle déclaré.
"Il faut que le gouvernement contrôle les entreprises pétrolières pour savoir si elles n'ont pas trop répercuté la hausse du prix du brut sur les prix", a poursuivi la responsable socialiste.
Mais le gouvernement doit également agir sur la fiscalité, "pour que le prix de l'essence à la pompe n'augmente pas", a ajouté Ségolène Royal, en souhaitant aussi le développement de la voiture électrique. "On a perdu cinq ans pour mettre au point la voiture électrique", a-t-elle déploré.

9 h. Début du "Sommet de crise"
Le "Sommet de crise" convoqué pour tenter d'enrayer la hausse du chômage et doper la compétitivité des entreprises françaises a débuté peu avant 9 h, en présence des partenaires sociaux.
Les responsables des syndicats et du patronat sont arrivés successivement à l'Elysée, la plupart sans faire de commentaire, à l'exception du secrétaire général de FO. Jean-Claude Mailly a, en effet, brièvement pris la parole pour redire son refus de "discuter de la TVA sociale" : "On ne peut pas rentrer dans des logiques qui, selon moi, sont fausses économiquement et dangereuses socialement", a-t-il dit, en prévenant : "Celui qui m'instrumentalisera n'est pas encore né !".
Côté gouvernement, le chef de l'Etat est entouré de son Premier ministre François Fillon et des ministres de l'Economie, François Baroin, du Budget, Valérie Pécresse, du Travail, Xavier Bertrand, de l'Industrie, Eric Besson, des Solidarités, Roselyne Bachelot, et de l'Apprentissage, Nadine Morano.

  • N. A., avec l'AFP

Chômage partiel : une bonne solution pour sauver l'emploi ?

 
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