19 octobre 2009
La semaine sociale sera ponctuée par plusieurs journées de mobilisation sectorielle, demain, à la SNCF et à Pôle emploi, puis jeudi dans l'industrie, à l'appel de la CGT, tandis que se poursuivront à France Télécom les négociations sur le stress au travail.
La réforme du fret ferroviaire en question
Trois syndicats de cheminots (CGT, Fgaac-CFDT et Sud Rail) ont appelé à une grève non reconductible, demain, pour protester contre la réforme du fret et ses conséquences en termes d'emplois, ainsi qu'au sujet des salaires et des «facilités de transport». A la suite de l'annonce, fin septembre, d'un «plan de développement du fret» par la SNCF, les syndicats redoutent «6.000 suppressions d'emplois» dans cette branche et la filialisation» de certaines activités. L'Unsa a renoncé à faire grève, avec la décision de tester jusqu'à l'été 2010 des entités spécialisées (charbon-acier, automobile, produits agricoles, etc.) et non de créer des filiales. Le préavis court d'aujourd'hui, 20h, jusqu'à demain, à minuit (lire les prévisions de trafic en page4).
«Services dégradés aux chômeurs»
Le même jour, les salariés de Pôle Emploi sont également appelés à faire grève par l'ensemble des syndicats, Sud appelant à poursuivre le mouvement mercredi. Le mouvement porte sur les «services dégradés rendus aux chômeurs», alors que «la fusion ANPE-Assedic était censée améliorer leur accueil». L'appel à la grève intervient alors que le nombre de demandeurs d'emploi venant s'inscrire ne cesse d'augmenter depuis l'été 2008 et que la négociation de la convention collective du personnel, issue de l'ANPE et des Assedic, 46.000 au total, est dans la dernière ligne droite.
