14 février 2012
Pontault-Combault, dans la nuit de lundi à mardi. Vers 1h15 dans ce quartier tranquille, les riverains sont réveillés par des coups de feu. "Quatre ou cinq", selon un voisin.
"Expédition punitive"
Quelques minutes plus tôt, un homme de 42 ans - fou de colère d'avoir constaté que son véhicule avait été dégradé - descend dans la rue muni d'un calibre 12. Vraisembablement "ivre au moment des faits", selon une source policière citée par l'AFP, cet agent de la ville de Pontault-Combault en charge de la collecte des ordures - en arrêt maladie depuis le mois de novembre - aurait voulu se lancer dans une expédition punitive.
Les coups de feu "paraissaient tellement proche que je croyais que c'était dans la hall de l'immeuble"
Accompagné du petit ami de sa fille, âgé de 20 ans, il aurait alors commencé à tirer, plongeant le quartier dans la peur. "J'ai entendu 4 ou 5 coups de feu, ça paraissait tellement proche que je croyais que c'était dans la hall de l'immeuble, j'ai eu très peur", rapporte une riveraine de 82 ans, vivant seule dans ce quartier "calme et sans problèmes". Alertées, les forces de l'ordre se sont alors rendues sur place, où ils ont interpellé le plus jeune des deux hommes, non armé, avant d'essuyer les tirs du plus âgé.
Un des policiers a été blessé à l'avant-bras. Il devait être opéré ce mardi après-midi mais ses jours ne seraint pas en danger. Quand les fonctionnaires ont riposté, le tireur a été touché à la gorge. Une blessure à laquelle il devait succomber peu après 2h.
"On se disait que ça finirait mal"
Selon une information d'Europe 1, ce n'est pas la première fois que cet homme faisait usage de son arme. "Ça fait plusieurs fois que cela arrive. Ça nous réveillait la nuit. Ce n'était jamais la journée. On ne se levait pas. C'était par intermittence. On entendait trois ou quatre (coups de feu) puis deux heures après, encore un peu. On se disait que ça finirait mal", explique ainsi Martine, une habitante du quartier.
A l'instar de son petit ami, la fille de l'homme décédé a également été placée en garde à vue. Elle est soupçonnée d'avoir donné à son père des indications sur la position des policiers depuis le balcon du logement familial.
La victime, tout comme le jeune homme de 20 ans, sont connus des services de police pour des faits de petite délinquance. L'enquête a été confiée à la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles.
27 mai 2012 à 15h54
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27 mai 2012 à 11h31 - 2 réaction(s)