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Sécurité nucléaire. N. Sarkozy juge l'action de Greenpeace "assez irresponsable"

5 décembre 2011 - 5 réactions

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L'organisation écologiste voulait démontrer que "Le nucléaire sûr n'existe pas". Pari réussi hier matin : des militants de Greenpeace ont réussi à s'introduire dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, située à 95 km au sud-est de Paris. Toute la journée, elle affirmait que des militants avaient investi au moins un autre site : hier soir, deux militants ont été découverts sur le site de la centrale de Cruas, dans la Drôme. Des actions, mais pas d'intrusions, ont également eu lieu au Blayais, à Chinon et Cadarache. Nicolas Sarkozy a dénoncé une "action assez irresponsable". Le coup d'éclat de Greenpeace repose pourtant la question de la sécurisation des accès aux centrales nucléaires françaises même si EDF affirme qu'à Nogent, les militants écologistes ont été repérés immédiatement après avoir "cisaillé le premier grillage". Entre actions et réactions, voici ce qu'il faut retenir de la spectaculaire opération menée, hier, par Greenpeace.

Lire également :
> Les images que les militants affirment avoir prises à l'intérieur de la centrale

> Le rapport d'évaluation de sûreté de Nogent-sur-Seine remis à l'Agence de sûreté nucléaire
> Sûreté nucléaire : Besson et Duflot se chamaillent sur Twitter 

 

22h28. Greenpeace : il n'y a plus de militants dans des centrales nucléaires
Greenpeace déclare ne plus avoir aucun militant dans des centrales nucléaires françaises, après l'arrestation de neuf d'entre eux dans la matinée à Nogent-sur-Seine (Aube) puis de deux autres dans la soirée à Cruas (Ardèche).

21h38. Procès en avril 2012 pour les neuf militants de Greenpeace arrêtés à la centrale de Nogent
Les neuf militants de Greenpeace interpellés ce lundi pour une effraction dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) ont été remis en liberté dans la soirée. Ils comparaîtront devant un tribunal le 4 avril 2012, a annoncé à l'AFP le ministère de l'Intérieur.

20h45. Deux militants de Greenpeace dans la centrale de Cruas remis aux autorités
EDF déclare à l'AFP avoir remis aux autorités deux militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cruas (Drôme). Ces deux personnes "s'étaient introduites derrière le grillage de la centrale de Cruas, mais en dehors de la zone protégée des bâtiments", précise une porte-parole de l'électricien.
Le groupe affirme qu'il "diligente une enquête interne spécifique au site de Cruas pour comprendre les circonstances qui ont permis à deux militants de Greenpeace de se dissimuler durant plusieurs heures dans la zone non protégée de l'installation". Selon EDF, "les deux hommes étaient en effet cachés, depuis ce matin, dans un big bag sur une aire de stockage de gravats aux abords immédiats de la clôture du site". Ils ont été arrêtés à 19H35.
 

17h00. Greenpeace dit avoir "toujours" des militants "cachés" sur au moins un autre site que Nogent
"Nous avons toujours d'autres militants cachés sur au moins un autre site, ils y sont entrés ce matin en même temps que ceux de Nogent, et il y sont toujours", affirme Axel Renaudin, porte-parole de Greenpeace. Le ministère de l'Intérieur, lui, affirme qu'il n'y a eu qu'une intrusion sur un site, celui de Nogent-sur-Seine, au sud-est de Paris.

16h10.  Sarkozy juge "assez irresponsable" l'action de Greenpeace dans l'Aube
Nicolas Sarkozy a qualifié d'"assez irresponsable" l'action de militants de Greenpeace dans la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), et assuré que "la totalité des audits" sur la sûreté nucléaire seraient publiés car "la transparence, nous la devons aux Français".

16h00. Guéant admet des "défaillances" dans la sécurité
"Il est clair que cela révèle des défaillances dans notre dispositif", déclare Claude Guéant. "Toutes les leçons doivent en être tirées pour que ce dispositif soit encore plus étanche qu'il ne l'est aujourd'hui", a plaidé le ministre de l'Intérieur.

12h55. Greenpeace : des militants "présents" sur un autre site que Nogent

"Nous avons actuellement des gens qui sont sur un site nucléaire et qui n'ont pas été repérés", affirme Adelaïde Colin, la directrice de communication de Greenpeace. "EDF parle d'absence de traces d'intrusions, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne sont pas entrés", a-t-elle ajouté en refusant de révéler le nom du site en question.

12h45. "Aucun dysfonctionnement" à Nigent selon les directeur du site
Le directeur du site de Nogent-sur-Seine (Aube) estime qu'il n'y a eu "aucun dysfonctionnement" dans la réaction de la centrale nucléaire à l'intrusion des militants de Greenpeace : "Ils ont été repérés par les alarmes dès qu'ils ont cisaillé le premier grillage... Tout s'est passé conformément aux procédures tel que cela devait se passer", assure Hevé Maillart. Qui insiste : les militants "sont toujours restés en dehors de la partie industrielle de l'installation. En aucun cas, ils ne sont rentrés à l'intérieur".

12h05. Fouille "approfondie" de toutes les installations nucléaires en France
Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, à "aucun moment, l'intégrité des installations nucléaires n'a été
mise en péril" par l'action de l'organisation écologiste. "On est en train de procéder à une fouille approfondie de toutes les centrales et installations nucléaires", au nombre d'une vingtaine en France, pour vérifier que des militants de Greenpeace n'y sont pas cachés", a expliqué Pierre-Henry Brandet.
 

12h00. Selon EDF, la centrale de Nogent-sur-Seine est la seule où il y a eu intrusion
"Il n'y a pas de trace d'intrusion sur d'autres centrales nucléaires d'EDF", affirme le groupe dans son communiqué alors que l'organisation écologiste Greenpeace a affirmé dans la matinée avoir des militants "dans d'autres installations nucléaires" que celle de Nogent-sur-Seine (Aube).

>> Retour sur les évenements de la matinée
Huit militants de Greenpeace - neuf selon EDF - ont réussi à s'introduire, ce lundi matin vers 6 h, dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, située dans l'Aube, à moins de 100 km de Paris. 

15 minutes pour parvenir au coeur de la centrale
Pour pénétrer dans la centrale, les militants "ont eu à traverser quatre barrières de sécurité composées de grillages électrifiés et de barbelés. Ils n'ont rencontré personne" sur leur chemin, a expliqué Sophia Majnoni, chargée de communication de Greenpeace : "En environ 15 minutes, les militants ont atteint le coeur de la centrale, là où il y a le coeur nucléaire et le combustible nucléaire". [Les images de Greenpeace]

Les militants ont ensuite disposé une banderole "le nucléaire sûr n'existe pas" et peint le symbole "Danger" à la peinture rouge sur le dôme de la centrale, a expliqué Sophia Majnoni.  
 

La carte

Vers 8h30, les militants étaient toujours dans la centrale, dont certains sur le dôme du réacteur, racontait Axel Renaudin, chargé de communication de Greenpeace. Tous les accès menant à la centrale de Nogent-sur-Seine étaient coupés peu
après 9 h a pu constater un photographe de l'AFP. Au moins une compagnie de gendarmerie était sur place, ainsi que le Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) et le GIGN. Tous les militants auraient finalement été interpellés en fin de matinée, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Pour dénoncer l'audit sur la sécurité des centrales nucléaires
"Le but est de démontrer la sensibilité des installations nucléaires françaises, et à quel point il est facile d'atteindre le coeur d'une centrale", a souligné Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace.

L'organisation écologiste dénonce ainsi l'audit lancé par le gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant "une opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima". La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a été choisie par Greenpeace "car elle est la plus proche de Paris".

L'intrusion des militants immédiatement détectée selon EDF
L'équipe de Greenpeace a été "immédiatement détectée" et et n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations, a réagi EDF dans un communiqué. Ces personnes "ont été immédiatement détectées par le dispositif de sécurité et leur cheminement a été suivi en permanence sur le site, sans qu'il soit décidé de faire usage de la force", a expliqué EDF, ajoutant que sept des neuf personnes "ont été appréhendées dans le calme par la gendarmerie".

Des actions au Blayais, à Chinon et Cararache
EDF a également indiqué que des actions avaient aussi été menées à Chinon et au Blayais où des banderoles ont été  déployées et "immédiatement retirées". L'entreprise n'a pas précisé si c'était à l'intérieur ou à l'extérieur. Mais il n'y aurait eu "aucune intrusion avérée sur ces deux sites", a cependant précisé une porte-parole d'EDF.

Selon la gendarmerie, les banderoles auraient été placées à l'extérieur de ces sites. La gendarmerie a annoncé une autre tentative d'intrusion dans le centre de recherche nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône), qui dépend du
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).
 
Eric Besson surpris
"Si l'enquête confirme (que Greenpeace est entré dans la centrale), cela veut dire qu'il y a eu dysfonctionnements et qu'il faudra prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas", a commenté Eric Besson sur France Info
"Peut-être ont-ils réussi à la faire, a ajouté le ministre de l'Economie. Ca me surprend parce que nos centrales sont effectivement bien gardées". "C'est d'ailleurs souvent critiqué, on peut le dire par ironie, par Greenpeace qui dit nucléaire égale système policier très encadré, très surveillé", a-t-il relevé.

"C'est irresponsable de leur part", estime Henri Guaino
Interrogé sur cette affaire, par BFMTV-RMC, Henri Guaino, le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a répondu: "C'est irresponsable de leur part". "Mais cela fait quand même réfléchir sur la sécurisation des accès aux centrales nucléaires. Il va falloir en tirer des conséquences". "On ne peut pas permettre que n'importe qui puisse entrer aussi facilement que ça dans une centrale nucléaire. On peut imaginer ce que certains pourraient en faire", a poursuivi Henri Guaino.

Cécile Duflot et Eric Besson se chamaillent sur Twitter
Sur leurs comptes Twitter respectifs, Cécile Duflot (EELV) et Corinne Lepage (Cap 21) se sont imméditament interrogées sur la sûreté des installations nucléaires françaises. La secrétaire nationale d'EELV s'est même chamaillée avec Eric Besson sur Twitter. Le ministre proposant à Cécile Duflot de débattre sur l'accord Verts-PS, elle lui demandant d'abord un "audit sur la sûreté nucléaire" plutôt que "de faire le kéké" sur le réseau social.

> Le rapport d'évaluation de sûreté de Nogent-sur-Seine remis à l'Agence de sûreté nucléaire
> Centrales nucléaires : un audit pour rassurer l'opinion
> Nucléaire : les stress-tests des installations rendus public 

  • A.B., B.P. et AFP

Instrusion dans une centrale nucléaire : trouvez-vous cela étonnant ?

 

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5 réactions

  • clau...
    @JLS
    Afin de voir jusqu'où votre exaspération peu vous mener, je vous signale qu'un peu plus de sérénité vous éviterait de confondre Une « attitude hautaine » avec la sérénité « Monsieur je sais tout » avec => la compétence professionnelle (minimum attendu pour tout travailleur) « Tout le monde » avec => votre avis Vous m'étiquetez comme hautain et c'est vous qui me réclamez un titre pour émettre un avis différent du votre... Suite à votre réponse je prévoyais vos insultes, je n'imaginais pas que ce serait des souhaits de mort. Permettez-moi de vous conseiller à un peu plus de sérénité et de discernement. SVP, arrêtez (pour ce forum) de vous ériger en maître Fourace de la tolérance, pratiquez la au lieu de la citer Un forum est un lieu d'échange d'opinion si vous ne supportez les avis différents pourquoi y venez-vous ? De la discussion surgie la lumière , avec vous ceux sont les moqueries, les invectives et que sais je encore que vos prochains messages pourront déverser. Contrairement à vous, je crains pour votre santé, Aussi et afin que votre exaspération ne lui nuise pas, ceci est mon dernier échange à votre attention
    Ajouté le 7 décembre 2011 à 19h26
  • JLS
    @clau
    Ah merci !! Je pense exactement la même chose de vous ! Je vois que MONSIEUR n'aime pas qu'on le contrarie. Oui c'est bien le nucléaire, vous avez raison sur toute la ligne, car vous vous savez, vous savez même tout et plus, donc c'est vous qui avez raison, le nucléaire c'est l'avenir, ce n'est pas dangereux, mais comment ais-je pu penser autrement jusqu'à ce jour ! C'est bon là ça va,, vous êtes calmé?
    Ajouté le 7 décembre 2011 à 20h06
  • JLS
    @dune
    Un peu de retenue, s'il y en a un qui ici n'a pas à me donner de leçons de tolérance, c'est bien vous !! Allez payer VOTRE dette mon adjudant !
    Ajouté le 7 décembre 2011 à 17h29
  • dune
    JLS non!
    Pas adjudant, j étais dans la Marine Nationale. Mais vous devez connaître, à moins que vous ayez été réformé? Ça vous ferait beaucoup de bien de sortir de votre petite vie triste et monotone, je vous sens aigri, par contre il faut tenir la toile, c est quand même très physique! mais ne soyez pas inquiet je veillerai sur vous!
    Ajouté le 7 décembre 2011 à 18h06
  • dune
    JLS
    vous êtes la démonstration de ce qu est l intolérance que vouq reprochez aux autres. Vous ne savez pas prendre le recul nécessaire pour écouter et imaginez que d autres puissent ne pas penser comme vous. Pour autant leur réflexion n est pas plus stupide que la votre! mais vous c est la pensée unique, comme il y a cent ans en URSS reprenez vous et soyez plus tolèrent mon garçon, vous y gagnerez en "zen attitude"
    Ajouté le 7 décembre 2011 à 06h59

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