6 octobre 2009 - 2 réactions
Affublés d'un blouson vert et d'un brassard, les agents des Equipes mobiles de sécurité font leur apparition à l'intérieur et à proximité des établissements scolaires. Leur rôle consiste à apaiser les tensions.
«C'est un plus mis à la disposition des recteurs, qui peuvent les affecter là où il y a besoin», a expliqué le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, à propos des Equipes mobiles de sécurité. Il inaugurait, hier, avec le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, ces brigades scolaires. Quelque 500 personnes devraient être recrutées d'ici à la fin de l'année par les rectorats, dont une moyenne de 20 à 50 par académie, pour intégrer ces EMS, selon Luc Chatel. Les deux ministres ont tenu à préciser que les EMS sont des contractuels de l'Education nationale et non des policiers, lesquels continueront à assurer leur mission de sécurité publique en cas de situation grave.
«Une pratique des arts martiaux»
Arborant un blouson vert et un brassard et dotées de moyens de transmission radio (talkie-walkie), mais non armées, les «EMS» font de la prévention en se positionnant devant les portails des établissements avant l'entrée des élèves, à la sortie, et en déambulant à l'intérieur pendant la recréation. Selon Le Figaro, les premiers EMS, âgés de 27 ans en moyenne, ont été «soigneusement recrutés à l'aide d'un commissaire de police» et «des aptitudes physiques particulières (...) telle une pratique des arts martiaux» ont été exigées.
Un ancien officier de l'armée belge
En cas de crise, les EMS sont chargées de sécuriser l'établissement pour permettre la continuité des cours dans la «sérénité», selon les deux ministres. Première brigade à voir le jour, celle d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), appelée à intervenir dans tout le département. L'équipe est composée de dix personnes, dont cinq spécialistes de la sécurité et cinq personnes issues de l'Education nationale, et est dirigée par un ancien officier de l'armée royale belge. En rodage depuis le 28septembre dernier, cette EMS est déjà intervenue à titre préventif dans un lycée à Saint-Ouen où avaient eu lieu des bagarres suite à la mort de deux jeunes par fusillade. «Nous étions positionnés au portail et notre rôle consistait à maintenir le calme», a précisé un membre de l'équipe.
