29 mai 2009
Selon Claude Bartolone, député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis, la reconquête des quartiers sensibles proclamée «priorité», «c'est le discours de l'aveu d'échec en matière de sécurité (...)».
Cette opération «ne vise qu'à mobiliser son électorat à quelques jours d'une élection qui inquiète l'UMP et à remettre de l'ordre au sein-même de sa majorité qui se divise».
Manque de moyens
Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF, ajoute que «M.Sarkozy vient en réalité de produire un véritable réquisitoire contre sa propre politique qui se solde par un dramatique échec». Dans le monde de l'enseignement, on est également sceptique. Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN-Unsa (principal syndicat des chefs d'établissements) avoue être «un peu dubitatif sur la faisabilité matérielle de la ?sanctuarisation?, car les ressources mises à la disposition des établissements ne sont pas à la hauteur». Pour l'UNL (principal syndicat lycéen), «ces propositions ne répondent pas aux problèmes réels (...). On ne peut pas remplacer les milliers de postes d'enseignants et de surveillants supprimés par des équipes mobiles d'agents!» Pour Alix Nicolet, présidente de la Fidl (deuxième syndicat lycéen), «rien ne vaut la prévention, les conflits se règlent par le dialogue et l'écoute, non par la répression. Quant à Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (principale fédération de parents d'élèves dans le public) il ajoute que «si on détruit le cadre de l'école pour faire du tout sécuritaire, on détruit le cadre d'apprentissage et donc l'efficacité».
Landerneau. PS. Jean-Yves LeDrian à la 8erencontre fédérale
Vannes ville. 11-Novembre. Ecoliers et lycéens ravivent le souvenir