16 juillet 2012
RTE a réussi à satisfaire aux besoins d'Iter. "Un besoin qui n'a rien d'exceptionnel en terme de puissance mais qui, en revanche, sort de l'ordinaire au niveau des variations", détaille Jean-Michel Bottereau, responsable technique au sein de l'Agence Iter France (AIF), sur le site de La Provence.
Un projet international
En effet, pour pouvoir effectuer leurs recherches, les ingénieurs venus des quatres coins du monde (le projet reproupe la Chine, la Corée, les Etats-Unis, l’Europe, le Japon, l’Inde et la Russie) ont besoin d'utiliser des pics d'électricité d'une puissance très importante (jusqu'à 620 MW pendant une trentaine de secondes). C'est pourquoi Iter doit être relié à un réseau de très haute tension.
Des travaux financés par la France
Les travaux de raccordement d'Iter au réseau électrique ont été financés à 70 % par la France (17 millions d'euros) ; les 30 % restant sont à la charge de RTE, gestionnaire du réseau. Débutés en septembre, ils se sont achévés en juin dernier. Iter est à présent relié à la ligne très haute tension Tavel-Boutre.
Le risque : perturber le réseau régional
Ces grandes variations de puissance n'interviendront que quand Iter, encore en construction, sera terminé, soit dans 18 à 24 mois. Le réseau de la région Paca (Provence-Alpes-Côte d'Azur), particulièrement fragile l'hiver, ne devrait pas être touché selon RTE : "La capacité d'apport électrique est suffisante pour répondre à l'ensemble de la demande, qu'elle provienne des consommations actuelles et à venir, ou d'Iter. L'axe sud qui alimente toute la bande côtière jusqu'à Nice ne sera pas sollicité"
21 mai 2013 à 17h15 - 2 réaction(s)
21 mai 2013 Ã 17h01
21 mai 2013 Ã 14h48
21 mai 2013 Ã 14h40
21 mai 2013 Ã 16h22