10 février 2012 - 3 réactions
Demandeurs d'emploi.
Le président Sarkozy évoque le recours à un référendum sur les obligations des chômeurs, comme celle de savoir s'ils ont le droit de refuser un emploi ou une formation ou sur le système d'indemnisation. Il propose que l'indemnisation ne soit pas «une allocation que l'on touche passivement, mais la rémunération que le service public de l'emploi versera à chaque demandeur d'emploi en contrepartie de la formation qu'il devra suivre». L'idée de Nicolas Sarkozy est que, «passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi devra choisir une formation qualifiante (...). À l'issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été formé».
Droit des étrangers.
Le chef de l'État suggère une ré
forme du droit des étrangers. Il s'agirait notamment de confier à un juge administratif les décisions d'expulsions. Nicolas Sarkozy s'interroge à ce propos sur le recours, là encore, à un référendum. Il réaffirme son opposition au droit de vote des immigrés aux élections locales, jugeant que «ce n'est vraiment pas le moment, avec tous les risques de montée du communautarisme». Enfin, il veut l'obtention du titre de séjour pour les conjoints étrangers.
Nucléaire.
À l'occasion d'un déplacement, hier, à Fessenheim, Nicolas Sarkozy s'est à nouveau posé en sauveur de la filière nucléaire en y confirmant la poursuite de l'exploitation de la centrale alsacienne. Menacée jusqu'à ce que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ne la déclare, en janvier, bonne pour le service, comme toutes les autres, la plus vieille centrale du parc nucléaire français ne fermerait donc pas sous l'autorité de l'actuel chef de l'État. Contrairement à ce que souhaite, s'il est élu, François Hollande.
Euthanasie.
Nicolas Sarkozy se déclare opposé à une évolution législative sur la fin de vie et l'euthanasie car, selon lui, cela «risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et serait contraire à nos conceptions de la dignité de l'être humain (...). Pour le reste, laissons place au dialogue entre le malade, sa famille et le médecin. Cela s'appelle faire preuve de compréhension et d'humanité. On n'est pas obligé de légiférer sur tout et tout le temps».
Mariage homosexuel.
Le Président se déclare non favorable au mariage homosexuel ni à l'adoption par des couples de même sexe. «En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu'il faille brouiller l'image de cette institution sociale essentielle qu'est le mariage», déclare le chef de l'État. «Je sais qu'il existe, de fait, des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental. Mais elles ne m'amènent pas à penser qu'il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille», ajoute-t-il.
Les «valeurs» plutôt que la technique.
Dans son interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy insiste sur «les valeurs». S'il est candidat - il confirme que ce rendez-vous avec les Français «approche» - il devrait se placer sur ce terrain et non «à un niveau technique, comme celui du budget», expliquait il y a peu un ministre, en soulignant que le chef de l'État avait été déçu par les duels télévisés Hollande/Juppé et Fillon/Aubry, très ardus, très techniques.
24 mai 2012 à 18h19

24 mai 2012 à 20h05 - 3 réaction(s)
24 mai 2012 à 14h33 - 2 réaction(s)