21 octobre 2009
A lire :
> La synthèse du rapport sur la généralisation du dépistage VIH
> Le rapport complet
"Il ne faut certes pas instituer un dépistage systématique, mais il faut le proposer, de plus en plus systématiquement". Cette phrase a priori anodine modifie fondamentalement l'approche de la détection du sida. Jusqu'à maintenant, la recherche du virus était une démarche personnelle. La HAS veut inverser le processus en mobilisant "fortement les acteurs de santé sur une période de temps déterminée "pour dépister un maximum d'individus. Bien entendu, "ce dépistage n'est en rien obligatoire".
6.000 à 7.000 nouveaux cas par an
Pourquoi préconiser une telle mesure à l'heure actuelle ? Parce que le sida continue à se développer en France au même rythme : 6.000 à 7.000 nouvelles contaminations par an. Libération estime à 40.000 le nombre de personnes infectées qui l'ignorent (sur un total de 160.000). La HAS explique que les traitements actuels permettent une meilleure prise en charge des séropositifs si le virus est détecté à temps. Or, "47 % des sujets pour lesquels un diagnostic de sida a été porté présentaient un retard au dépistage". Et donc une moins bonne prise en charge.
"Toute la population française de 15 à 70 ans"
Voilà pourquoi, la HAS veut "aller vers un dépistage de toute la population française de 15 à 70 ans". Le rapport serait selon Libération déjà déposé sur le bureau de Roselyne Bachelot. Alors, après le plan Grippe A, un plan sida ? La ministre de la santé devrait se prononcer dans les semaines à venir.
24 mai 2012 à 18h19

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24 mai 2012 à 14h33 - 2 réaction(s)