letelegramme.com

 

Sabotages des TGV. Une contre-enquête troublante

2 novembre 2009 à 15h50 - 2 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article
  • Ajoutez cet article
  • Envoyez l'article à un ami

Le quotidien Libération publie ce matin la contre-enquête des avocats de la défense dans l'affaire des TGV sabotés. Le document pointe ce qu'il considère comme des "incohérences" dans les investigations visant Julien Coupat et ses amis.

"Un an après les faits, la contre-enquête minutieuse de la défense que nous publions malmène la version policière et remet en cause les fondements même du travail effectué par le juge antiterroriste Thierry Fragnoli", écrit Fabrice Rousselot dans Libération.

Rappel des faits. En novembre 2008, une série de sabotages visant des TGV met le pays en émoi. Les crochets en béton déposés sur des lignes en Seine-et-Marne provoquent de gros dégâts. Un lien est établi avec des dégradations similaires commises sur un TGV Est une dizaine de jours auparavant, rappelle Le Parisien. L'enquête aboutit à des interpellations à Tarnac, en Corrèze, mais aussi en Normandie. 

Julien Coupat mis en examen. Six hommes et trois femmes sont finalement mis en examen. Tous sont soupçonnés d'appartenir à un groupe d'ultragauche à l'origine de dégradations. Parmi eux : Julien Coupat, présenté comme le cerveau du groupe. La police met en avant sa présence la nuit des faits à proximité d'un lieu de sabotage. Après six mois passés en détention provisoire, Julien Coupat est remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Une année d'enquête. Julien Coupat continue d'être présenté par l'accusation comme le chef d'un mouvement d'ultragauche auquel sont imputés les sabotages, rappelle L'Express. Selon Libération, les investigations dans ce dossier patinent. Et le doute est permis concernant les éléments à charge du dossier.

Doute sur les traces de pneus. Les avocats de Julien Coupat et de sa compagne Yldune Lévy pointent du doigt les éléments d'enquête de police dans un des sabotages : celui où Julien Coupat et sa compagne Yldune Levy ont été vus à proximité d'une ligne de chemin de fer à la faveur d'une filature. Les avocats relèvent notamment qu'"aucun des fonctionnaires de police chargés de la surveillance continue (...) n'a déclaré avoir vu l'un d'entre eux sortir du véhicule ou y entrer, ni avoir vu personne sur la voie ferrée". Ils soulignent en outre que les traces de pneus relevées à proximité de la voie sabotée ne "sont pas compatibles" avec la voiture de Coupat, rapporte l'AFP.

Vitesse moyenne : 159,6 km ? Au cours de cette même nuit du 7 au 8 novembre 2008, JulienCoupat et sa compagne sont repérés par la police à Trilport, puis sur la route qui relie Dhuisy à Germigny-sous-Coulombs, près de la ligne TGV. Dix minutes s'écoulent entre ces deux moments distants de plus de 26 km. "La vitesse moyenne aurait dû être de 159,6 km/h. La voiture surveillée n'a pas pu parcourir la distance indiquée dans le laps de temps indiqué", estiment les avocats de la défense.

 

  • S'abonner au RSS de cette rubrique
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
S'abonner au RSS de cette rubrique
Exportez cet article

2 réactions

  • duve...
    il faut faire un film!!
    Avant d’avancer des hypothèses totalement délirantes, laissons faire la Justice, elle est toujours indépendante puisque les Juges n’ont pas encore été jugulés.
    C’est étrange cette façon qu’ont certaines personnes à se faire des films avec des dossiers qui ne vont pas dans le sens ou ils aimeraient qu’ils se dirigent
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 18h22
  • OrangeOrange
    « Qu’a-t-on voulu cacher ? »
    Qu'est-ce qui se cache derrière « Qu’a-t-on voulu cacher ? » ?


    Dans l'article de Libération présentant les conclusions de la contre-enquête dans l'affaire Coupat, Me Bourdon, son avocat, déclare :

    «Il y a des incompatibilités spatiales et temporelles» …/... «Cela suggère un maquillage, une reconstitution a posteriori. Qu’a-t-on voulu cacher ?»


    Ce qui m'interpelle le plus, c'est la question qu'il pose et je me demande : qu'est-ce qui se cache derrière ce « Qu’a-t-on voulu cacher ? » ?

    J'ai retrouvé cette question sur le portail suisse Pnyx.com ( http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/398 ), avec une série de réponses possibles, dont une surprenante hypothèse de 'complot'.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 17h17
Rechercher
Le Télégramme.com sur mobile
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R