1 juillet 2009
Un vol Paris-Sanaa de la compagnie Yemenia transportant de nombreux passagers à destination des Comores que bloquaient ce matin de jeunes Comoriens ou d'origine comorienne à Roissy, est finalement parti avec 40 minutes de retard.
Sur quelque 160 passagers, une soixantaine n'ont pas embarqué. Certains en ont été empêchés et d'autres ont renoncé à leur voyage.
Prévu à 08h55, l'appareil, un A330, qui n'était pas celui parti de Roissy Charles-De-Gaulle il y a deux jours, a finalement décollé à 09h35, du terminal 3 dédié aux charters et non pas du terminal 1 initialement annoncé.
"Moi je voulais partir, pas dans n'importe quelles conditions, mais je voulais partir. Avec Yemenia, ça passe ou ça casse, mais je suis arrivé trop tard, c'était bloqué. Certains ont pu passer, pas moi. Je ne leur en veux pas de bloquer, peut-être qu'en faisant cela ils nous sauvent la vie", a déclaré un passager.
L'appareil ne fera pas escale à Marseille, contrairement à ce qu'avait annoncé le vice-président de l'association de la diaspora comorienne d'Ile-de-France Mohamed Mze.
Une dizaine de camionnettes de CRS étaient stationnées à proximité de l'aéroport, mais les jeunes qui participaient au blocage sont apparemment partis de leur propre initiative.
Certains d'entre eux ont indiqué qu'ils comptaient se rendre dans différentes agences où des billets d'avion de la compagnie Yemenia à destination des Comores ont été achetés, notamment à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
"Lors d'une réunion entre membres de la communauté mardi, les jeunes ont proposé de bloquer les vols de Yemenia pour protester contre les conditions déplorables dans lesquelles ils nous font voyager une fois hors de l'espace européen. Pour eux, c'était le seul moyen de se faire entendre", a expliqué Bacar Soilihi, Français d'origine comorienne et collaborateur du député PS de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg.
