27 février 2010 - 2 réactions
Ils sont attendus au tournant: «Vu l'ouverture offerte par les déclarations de Nicolas Sarkozy, en novembre2008, mais aussi des voeux des conseils généraux, de la Région... on attend des candidats aux régionales qu'ils prennent des engagements», explique, de fait, Paul Loret, président de Bretagne Réunie, qui organise aujourd'hui à Nantes une fresque humaine.
Ils y seront
Guy Hascoët et Mona Bras (Europe Écologie), Christian Troadec (Nous te ferons, Bretagne), Laurence de Bouard (Vraiment à Gauche) y seront. Bruno Joncour devrait également être présent avec «le maximum de candidats du MoDem». Jean-Yves Le Drian, lui, sera absent, pour cause de visite de Martine Aubry en Bretagne. Sa directrice de campagne et de nombreux candidats représenteront néanmoins le PS. Bernadette Malgorn (Majorité présidentielle) préfère rester en Bretagne administrative, «mais des amis, fervents militants de la réunification, y seront». Des candidats du Front national de Loire-Atlantique sont également annoncés par Jean-Paul Félix.
«Pas fondamental»
En revanche, pas de Lutte ouvrière, Valérie Hamon estimant que la réunification est un faux débat, un chômeur étant toujours un chômeur, qu'il soit breton ou nantais. «Pas fondamental», dit également «Solidarité et Progrès», qui mise sur le développement des infrastructures (Brest-Rennes à 1h15) et des nouvelles technologies pour désenclaver la Bretagne. Charles Laot (Terres de Bretagne), lui, estime qu'«une réunification n'est pas sans risque de déséquilibre entre est et ouest».
Une autre logique
«Aucun risque», selon Christian Troadec, «si on applique une autre vision de l?aménagement de territoire que celle, centralistratice, de l'État français. Brest, Pontivy... peuvent devenir des capitales dans tel ou tel domaine, comme cela se passe dans d'autres régions européennes». «Il faut aussi passer d'une logique terrienne et de compétition à une logique maritime et de solidarité, Brest constituant une porte d'entrée à double battant», ajoute Mona Bras, au nom d'Europe Écologie dont les candidats bretons et de Loire-Atlantique ont passé un accord sur le processus de réunification. «On ne peut pas concevoir les choses comme un axe exclusif Rennes-Nantes au delà duquel le reste de la Bretagne serait en déshérence», insiste Bruno Joncour, partisan d'une réunification, «enjeu de développement et non règlement de compte historique ou repli identitaire». Des risques, il en existe, mais tout autant pour Rennes, Nantes ou Brest, affirme Jean-Yves Le Drian; ils restent secondaires à côté de la nouvelle dimension économique apportée par une réunification».
Pas sans référendum
Reste que, selon le président de la Région, tout n'est que bavardage tant qu'une consultation populaire n'est pas organisée. Sujet sur lequel s'accordent toutes les listes. «On n'en a pas peur», confie Bernadette Malgorn, tout en soulignant qu'un référendum ne doit pas servir «d'esquive aux possibilités offertes, par la loi, de rattacher un département à une Région, sur la base de délibérations concordantes des collectivités concernées... Sachant que l'objectif majeur de cette réunification est le développement de l'Ouest breton». Finalement, peu de divergences. En défendant l'ouest, les candidats ne perdent pas le nord...
24 mai 2012 à 18h19

24 mai 2012 à 20h05 - 3 réaction(s)
24 mai 2012 à 14h33 - 2 réaction(s)