13 octobre 2009
Les députés commencent, aujourd'hui, un débat très politique sur le premier redécoupage électoral depuis 1986, au cours duquel 33 d'entre eux -18 à gauche, 15 à droite- devront se prononcer sur la suppression de leur fief dès les prochaines élections législatives, en 2012, tandis qu'autant de nouvelles circonscriptions seront créées.
 L'objectif du redécoupage est de «remédier aux écarts démographiques les plus importants entre les 577 circonscriptions législatives, délimitées en 1986 sur la base d'un recensement datant de 1982», selon le secrétaire d'État aux collectivités locales, Alain Marleix. Il s'agit d'avoir en moyenne un député pour environ 125.000 habitants, à part dans certaines collectivités d'Outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna...), bien moins peuplées. L'opposition de gauche dénonce, elle, un texte qui «empêche ou complique l'alternance», n'hésitant pas à parler de «forfaiture», de «tripatouillage», de «dépeçage» et de «charcutage». Grande nouveauté: pour la première fois, 11 députés seront élus par les Français de l'étranger, qui étaient au nombre de 1,427million au 31décembre 2008, d'après le quai d'Orsay.
