4 novembre 2009 à 09h55
Le procès-verbal devient virtuel, mais pas l'amende qui va avec... Tel est le principe d'une expérimentation lancée mardi dans plusieurs secteurs de la région Ile-de-France. Le PV électronique fait gagner beaucoup de temps aux forces de l'ordre, mais entraîne peu de changements pour le contrevenant.
"Le système d'amende est devenu obsolète, souvent inéquitable, opaque, avec un système de paiement dépassé", estime Jean-Jacques Debacq, préfet à la direction du projet interministériel BACQ. Le haut-fonctionnaire ne tarit pas d'éloges sur le PV électroniques dans les colonnes du Parisien.
Il explique que l'expérimentation sera menée dans 31 secteurs de la région Ile-de-France et du Nord d'ici le 18 décembre prochain. Des gendarmes et des policiers seront équipés, ainsi que certaines polices municipales.
Le PV transféré au centre de traitement de Rennes
"Désormais, l’agent saisit les données de l'infraction avec un stylo électronique et laisse un avis d'information indiquant au conducteur le ou les motifs sera apposé sur le pare-brise", précise Europe 1.
Mais le véritable PV sera adressé par courrier postal au contrevenant après avoir transité par le centre national de traitement des infractions de Rennes. La procédure est comparable à celle entrée en vigueur pour les PV de radars automatiques.
Deux à trois minutes pour traiter 50 infractions
Avantages aux yeux des autorités : une plus grande "équité", "moins de passe-droit" et un avis "plus complet". En terme de traitement administratif, le gain de temps est précieux : deux à trois minutes pour décharger le PDA d'un agent équipé qui a enregistré 50 infractions contre dix minutes pour une seule infraction sur PV.
Un bilan sera dressé au printemps prochain pour voir "ce qui fonctionne et ce que l'on peut améliorer", précise Jean-Jacques Debacq.
Il reste que pour des automobilistes interrogés par Le Parisien mardi, ce nouveau système ne changera pas grand chose. "De toute façon, PV sur papier ou électronique, on n’a pas le choix, il faut payer !" commente Thierry, 46 ans, intercepté après un excès de vitesse à 120 km/h au lieu de 80.
