8 juillet 2009
Un mois après son cuisant échec aux Européennes, le PS s'est mis au vert, hier, en séminaire à Marcoussis (Essonne), pour tenter de ressouder son «pack» très divisé par de longs affrontements. C'est «la première fois depuis longtemps que la direction du PS invite à travailler sur le fond et écrire un projet hors les murs», souligne le député Christian Paul, responsable de cet événement.
«On n'est pas tout à fait sortis de Reims»
Dans les locaux du Centre national du XV de France, Martine Aubry, la patronne du parti, a ouvert les travaux avec une métaphore rugbystique. «L'enjeu de la journée est d'entrer dans le projet. Je compte sur chacun d'entre vous. Dans une mêlée, il faut pousser fort et dans le même sens». «C'est un moment charnière pour notre parti. On n'est pas tout à fait sortis de Reims, après Reims. Nous devons changer nos comportements, notre façon de faire de la politique», a-t-elle affirmé, en référence au calamiteux congrès de novembre dernier.
«Montrer que le PS est au travail»
Ségolène Royal et Bertrand Delanoë n'étaient pas présents, mais des «royalistes» étaient là, François Hollande aussi, Arnaud Montebourg et Manuel Valls également. Le but de ce «brainstorming» à huis clos était de réfléchir à un nouveau modèle, à partir des 1.737 contributions adressées par les militants, une étude TNS-Sofres sur «la gauche, les Français et les attentes des citoyens» et une enquête qualitative. En vue de 2012, il s'agira d'amorcer le «travail, trop longtemps différé au PS, de la lecture des transformations de la société», précise Chrisitian Paul. Pour le député de la Nièvre, il faut «montrer que le PS est au travail».
