23 février 2012 - 1 réactions
Industrialisation.
Le rapport déplore que «la capacité moyenne des établissements, déjà trop élevée, ait été accrue lors des ultimes ajustements» du projet de loi prévoyant 24.000 places de prison supplémentaires d'ici 2017. Il juge «beaucoup plus positives des alternatives telles que celle conçue par l'association Les Prisons du Coeur» (de l'ex-détenu Pierre Botton, qui a imaginé une prison de 120 détenus maximum). «L'humiliation, le harcèlement, le mépris, la violence, l'atteinte à l'intimité, le repli sur soi, les représailles, ne sont pas propres» aux prisons vétustes.
Surpopulation.
«La tendance, en France, est à l'accroissement du nombre de personnes détenues». L'année 2011 a ainsi vu «un retour en maisons d'arrêt de phénomènes de surpopulation importants qui se traduisent par une montée inévitable des tensions et des violences».
Dangerosité.
Les établissements pénitentiaires connaissent un «changement de nature (...) L'effort actuel porte sur la population qui, condamnée hier, peut devenir dangereuse demain». La question de la peine «passe à l'arrière-plan: il s'agit de décider de la conduite à tenir non pas selon le crime commis mais selon l'étendue du risque existant».
Travail.
«L'exercice d'une activité rémunérée est primordial pour les personnes détenues (...). Il amorce une démarche de réinsertion et contribue à éviter la récidive». En 2010, 17.497 personnes ont été rémunérées au titre d'un travail en détention, soit 27,7%. Mais les détenus ne bénéficient pas de contrat de travail ni des droits qui y sont attachés. Le salaire minimum «constitue, au mieux, souvent un maximum».
Fouilles.
La fouille «à corps» est «une humiliation pour celui qui en est l'objet et constitue une gêne importante pour celui qui en est chargé».
27 mai 2012 à 15h54
27 mai 2012 à 15h44 - 1 réaction(s)
27 mai 2012 à 14h06 - 3 réaction(s)

27 mai 2012 à 11h31 - 2 réaction(s)