12 février 2012
Un «projet de réconciliation » après un «quinquennat de division» : tel était le message d'Eva Joly hier à Roubaix. Avec des sondages à 2-3 %, la tâche de la candidate d'Europe Ecologie Les Verts sera difficile. Il n'empêche, pour son premier grand meeting, l'eurodéputée a appelé ses sympathisants à voter «avec leur coeur». Devant les 1.400 personnes présentes, sous des drapeaux verts, tricolores et européens, elle s'en est longuement pris à Nicolas Sarkozy. L'ex-juge a fustigé son idée de référendum «faite pour humilier» les chômeurs, lui qui «a fait des cadeaux à ses copains, aux riches». Attendue pour un discours plus personnel, la Franco-Norvégienne a simplement parlé de «la France généreuse» qu'elle «aime», celle qui l'a «accueillie jeune fille au pair». Bien applaudie à la fin, en dépit d'un manque de ferveur dans la salle, elle a tenté de motiver les troupes: «Il ne suffit pas de chasser Nicolas Sarkozy, il faut donner du sens à ce changement». «Le 22avril, votez avec votre coeur, votez juste!» Auparavant, les personnalités d'EELV s'étaient relayées à la tribune pour afficher leur soutien à «Eva», de Cécile Duflot à Dominique Voynet ou Noël Mamère.
«Je porte les idées fraîches»
Cette séquence lui a en tout cas permis de présenter son programme. Avec un objectif : réconcilier «la France avec l'Europe», «les Français entre eux» et «avec l'avenir». Parmi ses mesures: la création d'un million d'emplois par la conversion écologique, la sortie du nucléaire en 20 ans, la dénucléarisation militaire, la taxe carbone avec «chèque vert» pour les moins favorisés, de nouvelles tranches d'imposition (70% au-delà de 500.000euros annuels), la retraite à 60 ans sans décote, la hausse de 50% des minima sociaux, ou encore la «traque» de la délinquance financière. «Les idées fraîches, nouvelles, jeunes, c'est moi qui les porte», a-t-elle lancé, reconnaissant une «difficile campagne».
24 mai 2012 à 14h33