13 juin 2011
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DANS LA MAJORITE PRESIDENTIELLE
UMP
Nicolas Sarkozy
L'actuel président de la République ne s'est pas déclaré officiellement. Mais les ténors de la majorité clament haut et fort, à l'instar de François Fillon au mois de mars dernier, que "Oui, le président de la République est le meilleur candidat pour défendre les couleurs de la majorité, de la droite et du centre." Nicolas Sarkozy lui-mêmel'a confirmé à mi-mots le 3 mai.
Parti radical
Jean-Louis Borloo
Ecarté de la course à Matignon au profit de François Fillon, Jean-Louis Borloo a annoncé le 7 avril que lui et son parti quittaient le giron de l'UMP. Il a franchi un pas de plus vers la candidature le 31 mai en affirmant dans La Voix du Nord : "Je me prépare pour gagner". Une initiative qui ne plaît pas, à droite. Jean-François Copé a mis en garde l'ancien ministre de l'Ecologie sur les risques de faire perdre Nicolas Sarkozy au premier tour.
Nouveau Centre
Hervé Morin
L'ancien ministre de la Défense des gouvernements Fillon 1 et 2, a retrouvé son siège de député de l'Eure et nourrirait comme son "concurrent" Jean-Louis Borloo l'ambition de représenter le centre à la prochaine présidentielle. Son parti a rejoint l'"Alliance", une confédération centriste à laquelle appartient aussi le Parti radical de Jean-Louis Borloo.
Parti Chrétien Démocrate
Christine Boutin
Encore une ancienne ministre des précédents gouvernements Fillon. Mais Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien Démocrate, précise que son mouvement est "toujours un parti associé à l'UMP". Il n'empêche, elle songerait très fortement à se lancer une nouvelle fois dans l'élection présidentielle.
DANS L'OPPOSITION, AU CENTRE
MoDem
François Bayrou
Le président du MoDem n'a pas officiellement annoncé sa candidature, même s'il n'en fait pas mystère. Le député des Pyrénées-Atlantiques, candidat pour la deuxième fois à la présidentielle, avait recueilli en 2007 plus de 18% des suffrages. Il avait ensuite fondé le Mouvement démocrate, successeur de l'UDF.
DANS L'OPPOSITION, A DROITE
République solidaire
Dominique de Villepin
L'ex Premier ministre de Jacques Chirac a lancé son propre parti, République solidaire, en juin 2010. Le 13 avril, il a présenté son projet de "refondation politique", qu'il entend fermement incarner en 2012. Mais Dominique de Villepin n'annoncera probablement pas sa candidature avant le jugement dans l'affaire Clearstream, le 14 septembre.
Debout la République
Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne et ex-UMP, Nicolas Dupont-Aignan a fondé son parti politique se réclamant du gaullisme, Debout la République, et a assuré sa "détermination totale" à être candidat.
DANS L'OPPOSITION, A L'EXTREME DROITE
Front national
Marine Le Pen
La fille de Jean-Marie Le Pen, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, a été élue à la tête du Front national en janvier 2011, et a obtenu le soutien du bureau politique du parti pour en être la candidate. Le 6 mars, un sondage donnant pour la première fois Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle 2012 avait fait l'effet d'une bombe dans le paysage politique et médiatique.
A GAUCHE
MRC
Jean-Pierre Chevènement
Président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, sénateur du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement a été ministre, notamment, de l'Education nationale, de la Défense, et de l'Intérieur (1997-2000), dans le gouvernement Jospin. Déjà candidat en 2002, il a annoncé qu'il entrait dans la course à la présidentielle de 2012 le 4 mai.
Parti socialiste
Pour la première fois, le Parti socialiste a décidé d'organiser une "primaire" pour désigner son candidat pour l'élection présidentielle. Le nom du socialiste qui se présentera au scrutin en 2012 ne sera donc connu qu'en octobre 2011. Des candidats s'étaient déjà déclarés depuis des mois, mais Dominique Strauss-Kahn étant "sorti" de l'équation, on observe une redistribution des cartes. Toutes les candidatures à la primaire devront être déposées le 28 juin.
- Se sont d'ores et déjà déclarés :
* François Hollande : ex-Premier secrétaire du PS, député de Corrèze, dont il préside le Conseil général. Ces dernières semaines, sa popularité s'envole, et les sondages les plus récents le placent en tête dans les intentions de vote. Le 11 juin, Jacques Chirac a créé la surprise et le malaise tant à droite qu'à gauche en faisant un trait d'humour corrézien"... Il a indiqué qu'il voterait Hollande en 2012...
* Ségolène Royal : Députée des Deux-Sèvres, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, candidate socialiste pour la présidentielle de 2007, elle est arrivée au second tour face à Nicolas Sarkozy. Parmi les candidats socialistes potentiels, elle est aujourd'hui distancée, dans les sondages, par François Hollande et Martine Aubry.
* Arnaud Montebourg : député de Saône-et-Loire.
* Manuel Valls : Maire d'Evry et député de l'Essonne. Il aurait soutenu DSK, mais, quelque temps après l'inculpation de l'ex-directeur du FMI à New York, il a "réactivé" sa candidature à la primaire.
- Ils maintiennent (encore un peu) le suspense :
*Martine Aubry : en tant que Première secrétaire du PS, elle a présenté le projet PS pour la présidentielle de 2012. Et l'"empêchement" de DSK pourrait, en vertu d'un certain "pacte de Marrakech", la pousser à se mettre sur les rangs. Ses dernières déclarations indiquent qu'elle serait prête à y aller. En tout cas, elle a déjàle soutien, public, de Laurent Fabius.
*Pierre Moscovici : après la mise hors jeu de son mentor, DSK, le député du Doubs assure que sa réflexion "avance" sur une possible candidature à la primaire.
Europe Ecologie-Les verts
Comme au PS, le parti écologiste a décidé d'organiser une primaire pour désigner son candidat à la présidentielle.
Le vainqueur sera déclaré le 29 juin, ou le 12 juillet en cas de second tour.
Au 13 juin,quatre candidats se sont déclarés :
*Eva Joly : L'ancienne magistrate franco-norvégienne, députée européenne, a été la première à se déclarer pour la primaire.
*Nicolas Hulot : L'animateur de télévision, auteur du Pacte écologique, avait été tenté de se présenter en 2007, avant de renoncer.
*Stéphane Lhomme : Président de l'Observatoire du nucléaire, il a clairement positionné sa candidature "contre Nicolas Hulot".
*Henri Stoll : maire de Kaysersberg (Haut-Rhin) et conseiller général depuis 2004, se veut le "candidat des gens simples" et entend "défendre une écologie de terrain".*
Génération Ecologie
Yves Piétrasanta : président de Génération Ecologie (GE), il a été désigné candidat de son parti à l'élection présidentielle. Il est vice-président du conseil régional du Languedoc-Roussillon.
Communistes et Parti de de gauche
Les militants communistes vont devoir choisir entre trois hommes pour présenter un candidat unique sous les couleurs du Front de Gauche :
*André Chassaigne : Député PCF du Puy-de-Dôme, conseiller régional d'Auvergne.
*Jean-Luc Mélenchon : Député européen, co-président du Parti de gauche, sénateur de l'Essonne, et ex-membre du conseil national du PS.
*Emmanuel Dang Tran : membre du conseil national du PCF.
André Gérin, député du Rhône, a retiré sa candidature. Les délégués communistes ont fait savoir leur préférence pour la candidature de Jean-Mélenchon, mais les militants doivent voter les 17 et 18 juin.
A l'EXTREME GAUCHE
Lutte ouvrière
Nathalie Arthaud : Porte-parole du parti trotskiste, elle reprend le flambeau d'Arlette Laguiller.
NPA
Olivier Besancenot : Candidat de la Ligue communiste révolutionnaire aux présidentielles de 2002 et 2007, remplacée par le NPA, Nouveau parti anticapitaliste, dont il été jusqu'en avril 2011 le porte-parole, il a annoncé le 5 mai qu'il ne serait pas candidat.
SANS ETIQUETTE
Gérard Gautier : Le Briochin Gérard Gautier, ancien conseiller régional de Bretagne, président du mouvement «Blanc, c'est exprimé», a l'intention de se présenter pour provoquer «un électrochoc». Il assure «qu'il maintiendra sa candidature jusqu'au bout», si les parlementaires ne votent pas avant la fin de l'année une loi reconnaissant le vote blanc.
Patrick Lozès : Le président et fondateur du CRAN , Conseil réprésentatif des associations noires, a annoncé qu'il se présente pour être la voix des minorités. Le 20 avril dernier, il avait signé un appel pour un candidat unique à gauche.
24 mai 2012 à 14h33