5 octobre 2011
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DANS LA MAJORITE PRESIDENTIELLE
UMP
Nicolas Sarkozy : L'actuel président de la République ne s'est pas déclaré officiellement. Mais les ténors de la majorité clament haut et fort, à l'instar de François Fillon au mois de mars dernier, que "Oui, le président de la République est le meilleur candidat pour défendre les couleurs de la majorité, de la droite et du centre." Nicolas Sarkozy lui-même a confirmé à mi-mots le 3 mai qu'il briguerait un autre mandat.
Parti radical
Jean-Louis Borloo : Il a finalement renoncé après avoir multiplié les signes depuis qu'il a annoncé le 7 avril que lui et son parti quittaient le giron de l'UMP. Une initiative qui ne plaisait pas, à droite. Jean-François Copé avait mis en garde l'ancien ministre de l'Ecologie sur les risques de faire perdre Nicolas Sarkozy au premier tour.
Nouveau Centre
Hervé Morin : L'ancien ministre de la Défense des gouvernements Fillon 1 et 2, a retrouvé son siège de député de l'Eure et nourrirait comme l'avait fait son ex-"concurrent" Jean-Louis Borloo l'ambition de représenter le centre à la prochaine présidentielle. Son parti a rejoint l'"Alliance", une confédération centriste à laquelle appartient aussi le Parti radical de Jean-Louis Borloo, la Gauche moderne et la Convention démocrate, une "Alliance" lancée officiellement le 26 juin dernier.
Parti Chrétien Démocrate
Christine Boutin : Encore une ancienne ministre des précédents gouvernements Fillon. Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien Démocrate, avait précisé que son mouvement est "toujours un parti associé à l'UMP". Il n'empêche, elle a annoncé qu'elle est candidate à l'élection présidentielle.
Chasse, Pêche, Nature Traditions
Frédéric Nihous, le président de Chasse, Pêche, Nature Traditions, a annoncé sa candidature, expliquant que ce n'était "pas une candidature de division ou contre le président de la République".
DANS L'OPPOSITION, AU CENTRE
MoDem
François Bayrou : Le président du MoDem n'a pas officiellement annoncé sa candidature, même s'il n'en fait pas mystère. Le député des Pyrénées-Atlantiques, candidat pour la deuxième fois à la présidentielle, avait recueilli en 2007 plus de 18% des suffrages. Il avait ensuite fondé le Mouvement démocrate, successeur de l'UDF.
DANS L'OPPOSITION, A DROITE
République solidaire
Dominique de Villepin : L'ex Premier ministre de Jacques Chirac a lancé son propre parti, République solidaire, en juin 2010. Le 13 avril, il a présenté son projet de "refondation politique", qu'il entend fermement incarner en 2012. Dominique de Villepin en a en tout cas fini avec l'affaire Clearstream.
Debout la République
Nicolas Dupont-Aignan : Député de l'Essonne et ex-UMP, Nicolas Dupont-Aignan a fondé son parti politique se réclamant du gaullisme, Debout la République, et a assuré sa "détermination totale" à être candidat.
Cap21
Corinne Lepage : La députée européenne, ancienne ministre de l'Environnement du gouvernement Juppé, a annoncé sa candidature le 4 octobre. Elle avait été candidate en 2002. En 2007, elle avait rejoint Bayrou avant de claquer la porte du MoDem en 2010.
DANS L'OPPOSITION, A L'EXTREME DROITE
Front national
Marine Le Pen : La fille de Jean-Marie Le Pen, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, a été élue à la tête du Front national en janvier 2011, et a obtenu le soutien du bureau politique du parti pour en être la candidate. Le 6 mars, un sondage donnant pour la première fois Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle 2012 avait fait l'effet d'une bombe dans le paysage politique et médiatique.
A GAUCHE
MRC
Jean-Pierre Chevènement : Président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, sénateur du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement a été ministre, notamment, de l'Education nationale, de la Défense, et de l'Intérieur (1997-2000), dans le gouvernement Jospin. Déjà candidat en 2002, il a annoncé qu'il entrait dans la course à la présidentielle de 2012 le 4 mai. Il devrait le confirmer - ou non - en automne.
Parti socialiste
François Hollande : Pour la première fois, le Parti socialiste a décidé d'organiser une "primaire" pour désigner son candidat pour l'élection présidentielle. Le 16 octobre 2011, après deux tours de scrutin, François Hollande, 57 ans, a été désigné comme le candidat PS.
Six candidats étaient en lice pour ces "primaires citoyennes" :
* Martine Aubry : après un "vrai-faux" suspense, elle s'était officiellement lancée dans la course, le 28 juin. Cette hypothèse était de plus en plus évidente après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn à New York. En tant que Première secrétaire du PS, elle avait présenté le projet PS pour la présidentielle de 2012. Avant même son annonce officielle, Martine Aubry avait déjà le soutien, public, de Laurent Fabius.
* François Hollande : ex-Premier secrétaire du PS, député de Corrèze, dont il préside le Conseil général. Le 11 juin, Jacques Chirac avait créé la surprise et le malaise tant à droite qu'à gauche en faisant un trait d'humour corrézien"... Il a indiqué qu'il voterait Hollande en 2012...
* Ségolène Royal : Députée des Deux-Sèvres, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, candidate socialiste pour la présidentielle de 2007, elle est arrivée au second tour face à Nicolas Sarkozy.
* Arnaud Montebourg : député de Saône-et-Loire.
* Manuel Valls : Maire d'Evry et député de l'Essonne. Il aurait soutenu DSK, mais, quelque temps après l'inculpation de l'ex-directeur du FMI à New York, il a "réactivé" sa candidature à la primaire.
*Jean-Michel Baylet a été désigné comme le candidat du PRG, Parti Radical de Gauche.
Europe Ecologie-Les verts
Eva Joly : Candidate écologiste désignée lors d'une primaire à deux tours, Eva Joly , ancienne magistrate franco-norvégienne, députée européenne, a distancé les trois autres candidats : Nicolas Hulot , Stéphane Lhomme et Henri Stoll .
Génération Ecologie
Yves Piétrasanta : président de Génération Ecologie (GE), il a été désigné candidat de son parti à l'élection présidentielle. Il est vice-président du conseil régional du Languedoc-Roussillon.
Communistes et Parti de de gauche
Jean-Luc Mélenchon : les militants communistes ont choisi entre trois hommes pour présenter un candidat unique sous les couleurs du Front de Gauche : ce sera donc Jean-Luc Mélenchon, député européen, co-président du Parti de gauche, sénateur de l'Essonne, et ex-membre du conseil national du PS.
Alliance écologiste
Jean-Marc Governatori fait partie des candidats qui se sont déclarés.
A l'EXTREME GAUCHE
Lutte ouvrière
Nathalie Arthaud : Porte-parole du parti trotskiste, elle reprend le flambeau d'Arlette Laguiller.
NPA
C'est Philippe Poutou, un ouvrier de 44 ans, habitant en Gironde, qui va représenter le Nouveau parti anticapitaliste à l'élection présidentielle. Le choix a été confirmé par les délégués du parti.
Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire aux présidentielles de 2002 et 2007, remplacée par le NPA, Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé le 5 mai qu'il ne serait pas candidat.
SANS ETIQUETTE
Gérard Gautier : Le Briochin Gérard Gautier, ancien conseiller régional de Bretagne, président du mouvement «Blanc, c'est exprimé», a l'intention de se présenter pour provoquer «un électrochoc». Il assure «qu'il maintiendra sa candidature jusqu'au bout», si les parlementaires ne votent pas avant la fin de l'année une loi reconnaissant le vote blanc.
Patrick Lozès : Le président et fondateur du CRAN , Conseil réprésentatif des associations noires, a annoncé qu'il se présente pour être la voix des minorités. Le 20 avril dernier, il avait signé un appel pour un candidat unique à gauche.
24 mai 2012 à 14h33