20 août 2012
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"La droite est dans une situation sans précédent depuis 1958. Elle a perdu quasiment tous les pouvoirs locaux et nationaux. Si nous voulons que l'UMP retrouve le chemin de la victoire, il faut un renouveau profond de nos idées, de nos pratiques politiques et des personnes. Je veux être le candidat qui porte ce renouveau", dit-il.
"Une démarche collective"
Il affirme vouloir axer sa campagne autour de quatre volets : "Union politique européenne, liberté d'entreprendre, restauration de l'autorité, renouvellement de notre famille politique".
L'ancien ministre de l'Agriculture de Nicolas Sarkozy, qui avait fait part de son souhait de concourir depuis plusieurs semaines, avait notamment posé comme condition le fait d'obtenir un millier de parrainages d'adhérents. Cet objectif est "largement dépassé", dit-il, qui affiche aussi le soutien d'une "trentaine de parlementaires". "Ma candidature est une démarche collective, pas une aventure solitaire", argumente Bruno Le Maire.
Retard dans les sondages et les parrainages
Le député de l'Eure sait toutefois qu'il n'est pas au bout de ses peines: pour pouvoir officiellement concourir, il lui faut atteindre le nombre de 7.924 parrainages d'adhérents à jour de cotisation d'ici au 18 septembre.
"Il ne les aura pas, c'est quasiment impossible d'obtenir autant de parrainages en si peu de temps", pense un proche de François Fillon. Et même s'il obtenait les signatures nécessaires, il lui faudra encore rattraper son retard dans le coeur des militants : dans un sondage Ifop-JDD, seuls 2% des sympathisants UMP interrogés veulent le voir prendre la tête du mouvement, contre 48% pour François Fillon et 24% pour Jean-François Copé...
Quatre candidats déclarés, des dans l'attente
Parmi les candidats qui se sont lancés dans la course, le nom de Bruno Le Maire s'ajoute pour le moment à celui de François Fillon (58 ans), Nathalie Kosciusko-Morizet (39 ans) et du député de Savoie Dominique Dord (52 ans). Jean-François Copé (48 ans) devrait lui annoncer sa candidature dimanche prochain dans les Bouches-du-Rhône.
D'autres pourraient également les rejoindre, comme le proche de Nicolas Sarkozy et maire de Nice Christian Estrosi, ou l'ancien secrétaire général du mouvement, Xavier Bertrand.
21 mai 2013 à 17h15 - 4 réaction(s)
21 mai 2013 à 17h01
21 mai 2013 à 14h48
21 mai 2013 à 14h40