20 novembre 2009 à 18h25
Le blocage d'une des portes d'accès au port de Marseille-Fos a été levé cet après-midi par des syndicalistes CGT de la réparation navale, a-t-on appris auprès du port, tandis qu'une grève des marins du Syndicat des travailleurs corses (STC) bloquait les traversées de la SNCM pour la journée. "Tous les barrages sont levés ou en cours de déblayage", a-t-on précisé au port.
D'anciens salariés de l'ex-UNM (Union Naval Marseille) qui occupent leur ancienne entreprise depuis sa liquidation en mars bloquaient depuis hier la porte 4 pour protester contre l'absence de nouvelles sur un éventuel projet de reprise. "Nous avons eu une réunion à la direction du port avec un responsable de la préfecture, mais nous n'avons obtenu aucun élément nouveau", a expliqué Olivier Mateu, responsable à l'UD-CGT, confirmant la levée du blocage mais soulignant que les ex-salariés se réuniraient lundi en assemblée générale.
Repreneur ou pas ?
"Nous ne comprenons pas pourquoi trois semaines après la clôture de l'appel d'offres on n'est pas en capacité de nous dire si oui ou non il y a un repreneur", a dit M. Mateu, "d'autant que de nouveaux dépôts de bilan s'annoncent chez les sous-traitants". La préfecture a rappelé hier que le nom d'un éventuel repreneur serait connu fin novembre-début décembre.
Quatre traversées annulées
Parallèlement, une grève de 24 heures du STC a provoqué l'annulation des quatre traversées prévues vendredi entre Marseille et la Corse, selon une porte-parole de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM). Le trafic reprendra normalement aujourdhui après minuit, a-t-elle précisé, soulignant que les passagers concernés avaient été prévenus. A la Compagnie Méridionale de Navigation (CMN), deux bateaux ont été affectés par ce mouvement et une traversée annulée dans la journée, selon la direction.
Cette grève de 24 heures est intervenue alors que se terminait à Marseille le procès de quatre marins de la SNCM, qui comparaissaient depuis hier pour s'être emparé en septembre 2005 du commandement du navire Pascal-Paoli, en plein conflit social, pour une traversée entre Marseille et la Corse. Le jugement est attendu le 2 décembre, des peines allant jusqu'à deux ans de prison avec sursis ont été requises.
