4 avril 2012
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a estimé hier que «la ville de Paris est dans une posture politique» et que le recours «ne remet pas en cause le chantier qui a déjà démarré». Ce monumental projet d'installation du futur ministère de la Défense qui occupera 5 hectares sur les 16,5 que compte l'ensemble du site, devrait accueillir à l'horizon 2015 près de 9.300 personnes. C'est le groupe Bouygues qui a été choisi pour mener cette opération, dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) de trente ans. Le montant total du contrat de ce PPP est évalué à 3,5milliards d'euros (hors taxes) dont le paiement sera étalé sur 27 ans.
«Nombreux vices de forme et de fond»
Le dossier a été soupçonné de malversations lors de l'attribution du chantier: le Canard Enchaîné avait révélé qu'un haut responsable de la Défense a été soupçonné d'avoir transmis à un cadre dirigeant de Bouygues le cahier des charges du marché pour permettre au groupe de l'emporter devant ses concurrents. Le Canard avait été attaqué au tribunal par le bétonneur, mais ce dernier a été débouté mi-mars. La mairie estime pour sa part que «ce permis de construire comporte de nombreux vices de forme et de fond, dus à la précipitation de l'État à engager l'opération Balard». En février le Conseil de Paris avait voté - sans les voix de la droite - contre le projet.
17 juin 2013 à 18h00 - 1 réaction(s)