letelegramme.com

 

Peillon-Royal. Le climat s'envenime au PS [Video]

18 novembre 2009 à 16h09 - 1 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article
  • Ajoutez cet article
  • Envoyez l'article à un ami

Le duel Royal/Peillon s'est envenimé avec la décision de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle d'écarter son ancien lieutenant de la direction de son courant politique L'espoir à gauche, au risque de donner encore du PS l'image d'un parti miné par les batailles d'egos.

 

> Guerre ouverte au PS (17 novembre)

> Ségolène Royal tance Vincent Peillon (15 novembre)

 Alors que Ségolène Royal a nommé mardi à l'"animation" du courant un triumvirat composé des députés Jean-Louis Bianco et Gaëtan Gorce et de sa porte-parole Najat Belkacem, ceux-ci ont expliqué mercredi avoir accepté "dans le seul souci de préserver, autant qu'il est encore possible, les idées qui nous ont rassemblés et tous les militants qui veulent contribuer à la rénovation" du PS et de la gauche.

"Personne n'est évidemment exclu de cette démarche", tempèrent-ils. Vincent Peillon, lui, a jugé mercredi qu'il fallait "que cela cesse". "C'est destructeur", a-t-il dit, déplorant "ce spectacle délétère que nous impose une fois encore et malgré nous Ségolène Royal".

"Je suis le leader de l'Espoir à gauche"

Cependant, l'ex-lieutenant de la présidente de Poitou-Charentes n'entend pas céder: "On ne peut pas virer les gens, surtout quand on se fait le chantre de la démocratie. Je suis donc le leader de l'Espoir à gauche". "Si elle ne s'arrête pas, je continuerai, nous irons au bout de cette affaire". Autre fondateur du courant, François Rebsamen a tenté de mininiser, évoquant des "bisbilles" "déplacées".

En marge du Congrès des maires, la numéro un du PS, Martine Aubry a déclaré : "Le PS que je connais, c'est celui qui travaille", en appelant à la "fraternité". Clin d'oeil au thème fétiche de Ségolène Royal. Ce n'est pas la "préoccupation" de l'ancien patron du PS, François Hollande "passé à un autre niveau de responsabilité", mais qui tape quand même: "Quand on n'est pas capable d'avoir un langage maîtrisé, où que ce soit, on n'est pas capable d'être regardé comme une équipe crédible".

"C'est de la psychiatrie lourde"

A quatre mois des régionales, Pierre Moscovici a appelé au calme. "Stop à un congrès de Reims en miniature. On ne peut pas se permettre dans la campagne des régionales de faire un congrès à froid", a-t-il dit, appelant à se tourner "vers les Français, vers les régions, pas vers nous mêmes".

Manuel Valls s'est dit "frappé par la violence des mots", réagissant à l'expression "tout cela, c'est de la psychiatrie lourde" utilisée par M. Peillon à l'adresse de Mme Royal. Vincent Peillon, qui a réuni mardi soir des dirigeants du courant, envisage un vote pour trancher le leadership. "Indémerdable", a commenté crûment un dirigeant.

"Le courant, c'est des pierres sans ciment"

"Si les représentants de la motion au Conseil national (Parlement du PS) votent, Peillon est largement majoritaire. Mais, au-delà, un tel vote est infaisable. Le vote était secret à Reims". Les listes seraient très difficiles à faire. Quel état des forces? Peillon représenterait la moitié ou les deux tiers du courant, selon les sources.

Le courant constitué pour Reims fédérait des barons locaux comme Gérard Collomb ou Jean-Noël Guerini, au coté d'un Manuel Valls ou Julien Dray, tous partis depuis. Pour un cadre PS, c'était "un agrégat qu'on a vu se désagréger. Il reste le reliquat. Le courant, c'est des pierres sans ciment".

"Un abaissement effrayant"

"Tout ce qui est né du congrès de Reims il y a un an, est mort, n'a plus de sens. Les courants, les sensibilités, les regroupements du moment, cela n'a aucun sens", a assuré Manuel Valls. "Ségolène Royal s'abîme terriblement. Elle s'est battue pour diriger la France et maintenant elle se bat pour diriger un courant dans le Parti socialiste? C'est un abaissement effrayant", a jugé un autre cadre.

Citée par le NouvelObs.com, Anne Hidalgo, conseillère régionale PS et candidate à Paris a déclaré mercredi : "il ne faudrait pas qu'ils détruisent ce que le PS est en train de construire ". Intervenant devant l'association de la presse parlementaire, elle a estimé qu'il ne faudrait pas que les querelles au sein "d'un courant du PS" aient des répercussions au niveau des élections régionales de mars prochain.

  • S'abonner au flux RSS de cette rubrique
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
S'abonner au flux RSS de cette rubrique
Exportez cet article

1 réaction

  • jean yves
    Créons le parti socialiste Breton
    Il est urgent que les socialistes bretons se démarque des socialiste français... S'il veulent faire un bon score aux régionales. Parce que là je pense sérieusement à voter Vert UDB
    Ajouté le 18 novembre 2009 à 17h58
Rechercher
Le Télégramme.com sur mobile
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R