letelegramme.com

 

Rechercher

Navires en détresse. Le préfet maritime pourra désigner un port refuge

3 février 2012

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article

Après la polèmique qui a suivi l'échouement du TK Bremen, les préfets maritimes pourront diriger les navires en détresse vers un port qu'ils auront désigné. Un décret paru ce vendredi 3 février au Journal officiel, en application d'une directive européenne prise en 2009 après les naufrages des pétroliers Erika et Prestige, le permettra dès demain.

"Lorsqu'un navire en difficulté a besoin d'assistance, le préfet maritime peut, afin d'assurer la sécurité des personnes ou des biens ou de prévenir des atteintes à l'environnement, décider (...) que ce navire sera accueilli dans un port qu'il désigne. Il enjoint alors à l'autorité portuaire d'accueillir ce navire", prévoit le décret.

Eviter les refus de certains ports
"L'enjeu de ce texte, c'est d'éviter que des navires ne coulent en pleine mer" parce qu'ils se sont vu refuser l'accès à un port, a expliqué Hubert Ardillon, président de l'Association française des capitaines de navires (AFCAN).

"Tout le monde dit qu'il faut des ports refuge, mais personne n'en veut chez soi : c'est une bonne chose qu'une autorité régalienne puisse dire 'le bateau va là', il n'y a plus de discussion possible", s'est-il félicité.

Tous les ports ont cette vocation
Une liste de ports refuges a été établie par l'administration mais pas publiée, selon M. Ardillon, qui précise toutefois que "tous les ports ont cette vocation". Le choix du port d'accueil dépend "du type d'avarie, de la météo, de la cargaison", a-t-il dit.

La question des lieux de refuge se posait notamment "depuis l'errance du pétrolier Prestige (en 2002), que les Espagnols ont essayé de repousser vers la France, puis vers le Portugal, puis vers le large, souillant ainsi 400 kilomètres de rivages", quand il "aurait pu être accueilli dans un port ou une ria galicienne", a pour sa part rappelé Patrick Chaumette, directeur du centre de droit maritime et océanique à Nantes.

"La France a décidé de déterminer des procédures, et non des lieux, de ne pas publier de cartes, même s'il est connu qu'il n'existe pas de tels lieux entre Brest et Cherbourg, qu'en Atlantique l'abri de Groix ou de Belle-Ile est fort utile, mais limité", a-t-il ajouté.

  • La rédaction avec l'AFP.
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique