12 novembre 2011
Il "a été victime d'agression sexuelle, lorsqu'il était âgé de près de 13 ans, perpétrée par un ami de la famille qui a été jugé et condamné pour ces faits" : une source proche du dossier confirme l'information du Parisien, qui dresse un portrait de ce jeune homme de 25 ans qui, mardi soir, s'est rendu à la gendarmerie pour demander un test ADN dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de la petite fille de 8 ans retrouvée morte, le dimanche précédent.
"C'est moi qui ai tué Océane"
Juste avant de se rendre aux enquêteurs, le jeune père de trois enfants, dont un bébé de deux mois, avait craqué, face à sa compagne, la première à recueillir ses aveux. Dans Le Midi Libre, elle raconte : "Il n'arrivait pas à me le dire. Puis il a dit "c'est moi". "Mais quoi toi". "C'est moi, c'est moi. C'est moi qui ai tué Océane". Il s'est mis à genoux, il n'arrêtait pas de pleurer".
"J'ai cru qu'il allait se suicider"
La jeune femme poursuit : "Quand il est parti se livrer, il était vraiment dans un état de détresse, de souffrance, j'ai cru qu'il allait se suicider alors j'ai appelé la gendarmerie pour leur dire ce qu'il m'avait avoué. Et je leur ai dit qu'il allait se rendre. Je voulais être sûre qu'il y était. J'avais peur pour sa vie".
Un père tendre et travailleur
Agée de 22 ans, la mère de ses deux derniers enfants se dit "anéantie" par l'affaire. Le jeune couple vivait depuis près de deux ans à Bellegarde. "Il n'y a rien dans son comportement qui aurait pu laisser penser à ça". Elle décrit une "vie de famille normale" et son compagnon "un père tendre qui s'occupait bien de ses enfants" et "travailleur".
Loin d'être un marginal, le jeune homme avait occupé de multiples emplois, confirme une source proche du dossier. Titulaire d'un CAP carrosserie, il avait eu comme dernier emploi, avant les faits, un poste en intérim dans les espaces verts.
"Un problème d'alcoolisme ponctuel"
Un jeune homme qui avait pourtant un problème d'alcool. "Il se cachait parfois pour boire", confie sa compagne au Midi Libre. "Il souffrait d'un problème d'alcoolisme ponctuel, c'est-à-dire que quand il n'allait pas bien, au lieu de prendre un Lexomil, il prenait de l'alcool", indique-t-on du côté du dossier.
La petite Océane a été tuée samedi dernier. Elle était sortie pour se rendre chez une amie habitant à 300 mètres de son domicile, pour chercher un jeu vidéo. L'autopsie de son corps, découvert le lendemain matin, a révélé qu'elle avait été victime d'attouchements sexuels, asphyxiée et poignardée à quatre reprises.Les analyses avaient rélélé une concordance entre l'ADN retrouvé sur la petite victime et le jeune homme qui s'était présenté à la gendarmerie.
Au lendemain d'une émouvante marche blanche, ses obsèques ont eu lieu, jeudi, à Bellegarde.