25 janvier 2012 à 17h28 - 2 réactions
Après être restée discrète ces derniers mois, Valérie Trierweiler revient en force sur la scène médiatique ces jours-ci. Pour assurer la promo de sa nouvelle émission culturelle, la journaliste ayant dû abandonner le terrain politique. Mais au fil des interviews, c'est aussi la femme qui transparaît. Et forcément, en filigrane, son statut de compagne d'un des principaux candidats à l'élection présidentielle, François Hollande.
Dans Gala de ce mercredi, elle se raconte : les instituteurs de son enfance, son admiration pour les femmes qui se battent "d'un bout à l'autre de la Terre",la vie "qui lui a fait un cadeau" en lui donnant les trois enfants qu'elle désirait...
Ce même jour, elle est aussi dans les pages du Parisien. Lundi, c'est dans Télé 7 jours qu'elle racontait : "Je lis, je fais du sport, les courses et des machines à laver !". Se forgeant comme dans d'autres interviews accordées ces derniers jours comme "une ménagère de moins de 50 ans", avec les mêmes préoccupations que "toutes les mères qui travaillent".
Ce mercredi soir, la compagne de François Hollande est invitée au Grand Journal de Canal+. Et ce jeudi, c'est dans le supplément TéléObs qu'elle explique que pour elle, "le journalisme politique, c'est fini".
Pourquoi cette offensive de la compagne de François Hollande, très discrète ces derniers mois, au moment où la campagne pour la présidentielle prend un coup d'accélérateur ? Parce que Valérie Trierweiler, avant d'être "la femme de", est avant tout une journaliste. Et qu'ayant dû abandonner le champ de la politique sur le plan professionnel, elle revient avec "Itinéraires", une émission culturelle sur Direct 8, qui démarre samedi. Dont elle assure la promo. Un programme présenté comme "un face à face intimiste avec une personnalité de premier plan".
Un plan com' "classique, comme pour tout lancement d'émission", explique à l'AFP la directrice de la communication de Bolloré Média (Direct 8, Direct Star...). Classique, mais qui prend forcément une autre dimension quand on est la compagne d'un favori à l'élection présidentielle. Du coup, forcément, lors des interviews, elle ne peut aussi éviter de parler d'elle et de son nouveau rôle en tant que compagne de candidat. Et ses réponses sont analysées avec - aussi - ce prisme-là.
Pour le sociologue des médias Philippe Riutort, "c'est un registre assez codifié, celui des épouses de candidats" et en même temps, "c'est un rôle très compliqué à jouer", analyse-t-il. "S'exposer trop c'est risquer de desservir le candidat. D'un autre côté, être totalement discret, c'est courir le risque de laisser ce terrain médiatique occupé par d'autres".
Jusqu'ici journaliste politique, mais peu connue du grand public, Valérie Trierweiler, 46 ans, avait mis fin début octobre à son émission "2012 portrait de campagne" sur Direct 8. En novembre, le magazine Paris Match, pour lequel elle travaille depuis 1989, avait aussi annoncé qu'elle ne prendrait plus part "à la vie collective" du journal le temps de la campagne.
Depuis, elle était restée discrète, tout en s'impliquant dans la campagne de son compagnon, l'accompagnant dans ses déplacements et à ses meetings, et disposant d'un bureau au QG de campagne de François Hollande.
23 février 2012 à 11h19

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