15 décembre 2011
L'incendie s'est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi, vers2h30, au 3e étage de la maison de retraite «Les Anémones», dans le 12e arrondissement de Marseille (quartier Saint-Julien). C'est à partir de la chambre d'un résident de cet établissement privé accueillant 180 pensionnaires que les flammes se sont propagées. Le feu «extrêmement violent», selon le procureur adjoint de la République de Marseille, Christophe Barret, a rapidement atteint le couloir attenant. Arrivés sur les lieux huit minutes après l'alerte donnée par le personnel, les marins-pompiers ont découvert six résidentes décédées dans leur lit, «vraisemblablement des suites d'une intoxication due aux fumées». Il s'agit de personnes à capacité réduite qui «ne pouvaient pas se mouvoir», a indiqué le procureur adjoint de Marseille. L'incendie a également fait treize blessés, dont trois graves. Selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, une de ces victimes se trouvait en réanimation, à l'hôpital de la Conception, avec un pronostic vital engagé. Selon les premiers éléments, «l'occupant de la chambre où l'incendie s'est déclaré a indiqué qu'il avait essayé d'ouvrir un sachet de friandises fermé par un ruban avec son briquet. Le sachet et son lit se sont enflammés», a expliqué le magistrat du parquet de Marseille, précisant que cet homme ne disposait pas de toutes ses facultés mentales.
«Le bilan aurait pu être encore plus lourd»
«Le bilan aurait pu être encore plus lourd», a souligné le procureur adjoint, sans l'intervention des secours qui ont rapidement maîtrisé l'incendie et déplacé environ 80 pensionnaires à l'intérieur de l'établissement, sans panique. Les victimes décédées «avaient ouvert leur porte, alors que les personnes qui ont été sauvées l'avaient fermée», a souligné la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, en visite sur place. Une enquête a été confiée à la police judiciaire pour déterminer d'éventuelles «défaillances», selon le procureur adjoint. Les conclusions de la dernière commission de sécurité, le 5janvier, «ne faisaient pas ressortir d'éléments inquiétants» sur l'établissement, un immeuble de quatreétages datant des années 1980. «Les systèmes d'alarme et de sécurité semblent avoir bien fonctionné (...). Les portes des chambres ont joué leur rôle de coupe-feu», a ajouté Christophe Barret.