20 décembre 2012
"Effectivement j'ai un passé chaotique, douloureux, fissuré. J'ai commis des choses dont je suis honteux", avait déclaré cet homme, condamné plusieurs fois pour agressions sexuelles. "J'ai vraiment envie de m'en sortir", a-t-il ajouté, "je vais tout mettre en oeuvre pour aller de l'avant".
"Parce que vous n'avez plus aucun doute sur son innocence, vous acquitterez Marc Machin", avait déclaré dans la matinée l'avocate générale, Maryvonne Caillibotte. "La Cour de révision lui a redonné sa liberté, redonnez-lui sa dignité".
Sept années passées en prison pour des meurtres qu'il n'a pas commis
Marc Machin a passé près de 7 ans en prison pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, commis le 1er décembre 2001 au pont de Neuilly (Hauts-de-Seine).
En mars 2008, un SDF de 33 ans, David Sagno, s'était accusé des meurtres de Mme Bedot et d'une autre femme, commis au même endroit en 2002, alors que Marc Machin était en détention provisoire. David Sagno avait donné des détails précis sur les crimes et son ADN avait été retrouvé sur les deux victimes. En février 2012, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle.
Marc Machin était rejugé depuis lundi par la cour d'assises de Paris après l'annulation de sa condamnation à 18 ans de réclusion pour le meurtre d'une femme commis en 2001 au Pont de Neuilly (Hauts-de-Seine).
A l'audience du 2 mars, le ministère public avait soutenu sa demande et recommandé à la Cour d'annuler sa condamnation, après sept années passées en prison.