5 novembre 2009 à 11h57
Jacques Chirac a contesté ce matin dans une interview à Europe 1 qu'il y ait pu avoir des emplois fictifs à la mairie de Paris du temps où il la dirigeait, affirmant que ces emplois "avaient tous une raison d'être pour la ville".
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"Aujourd'hui on me reproche d'avoir recruté des personnes qui n'auraient pas eu de lien avec l'action municipale, je conteste formellement cette affirmation", a déclaré l'ancien président de la République.
"Ces emplois avaient tous une raison d'être pour la ville et pour le maire de Paris, a-t-il ajouté - Même les 21 ? - Même les 21 naturellement (...) ils travaillaient bien entendu pour les parisiens", a répondu Jacques Chirac en référence au nombre d'emplois présumés fictifs retenu par la juge Xavière Simeoni dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.
Les Parisiens "m'ont accordé leur confiance pendant 18 ans, rien ne pourra me faire oublier ça"
"Je vous rappelle que j'ai été le premier maire de Paris. Quand je suis arrivé, le préfet, qui assumait les fonctions de responsable de la ville de Paris, est parti avec tous ses collaborateurs (...) Je n'allais pas, bien entendu, assumer la totalité des fonctions de ce qui était auparavant un cabinet", a-t-il expliqué.
"Je suis fier de mon action au service des Parisiennes et des Parisiens. Ce qui compte c'est le jugement des Parisiens plus que celui des exégètes après coup", a poursuivi l'ancien maire de Paris (1977-1995).
Les Parisiens "m'ont accordé leur confiance pendant 18 ans, rien ne pourra me faire oublier ça", a-t-il encore dit. "J'irai m'expliquer devant le tribunal avec sérénité et détermination car je n'ai rien à me reprocher", a assuré l'ancien chef de l'Etat.
"Je ne demande ni clémence ni indulgence"
"La seule chose qui compte c'est la justice, je ne demande ni clémence ni indulgence", a-t-il ajouté.
"Je suis comme n'importe quel citoyen, je réponds aux questions que me pose le tribunal". Le procès de Jacques Chirac, renvoyé en correctionnelle avec neuf autres prévenus, pourrait se tenir en 2010 puisque le parquet de Paris a décidé hier de ne pas faire appel de l'ordonnance de Mme Simeoni.
