13 août 2010
Jean-François Poinard, un restaurateur à la retraite âgé de 71 ans, dont on était sans nouvelles depuis novembre 2008, avait été retrouvé mort, mardi matin, dans un appartement situé au 6e étage d'un immeuble situé au 3 rue Vibert, dans le 6e arrondissement de Lyon. Son corps avait été retrouvé à l'intérieur d'un congélateur, rapporte Le Progrès qui indique que Guylène Collober a expliqué à la police avoir placé seule le corps du défunt dans ce congélateur installé dans le salon près de son lit.
Homicide volontaire aggravé
Hier, sa compagne, Guylène Collober, 51 ans - qui se trouvait dans l'appartement au moment de la perquisition de la police ayant conduit à la découverte du corps -, a été mise en examen pour homicide volontaire aggravé, a indiqué le parquet. Son statut de concubine constitue une circonstance aggravante à l'homicide volontaire. Une information judiciaire a été ouverte pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Elle a été placée sous mandat de dépôt.
Aveux devant les enquêteurs
Dans un premier temps, la concubine du défunt avait affirmé que son compagnon avait été victime de racketteurs. Mais elle aurait finalement reconnu devant les enquêteurs être l'auteur des coups mortels, avait rapporté mercredi le procureur de la République Marc Desert.
Peut être un homme battu
Le procureur n'a pas exclu qu'il puisse s'agir d'un cas d'homme battu. Selon lui, la concubine "n'est certainement pas irresponsable. Elle a un caractère particulier à tendance pathologique: narcissique, possessive, violente", comme le révèle également Le Progrès. Selon le quotidien lyonnais, "depuis sa rencontre avec Guylène, en 2001, de vingt ans sa cadette, Jean-François Poinard apparaissait moins souvent parmi son groupe d'amis".
Par ailleurs, l'enquête a établi que le restaurateur, avant son décès, "avait été aperçu à plusieurs reprises dans le quartier "portant des traces de coups et des ecchymoses". La perquisition avait été opérée à la suite d'une dénonciation, vendredi auprès de la police, de la fille de la concubine, qui avait recueilli, un soir de discussion arrosée, les confidences de sa mère.