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Lycéen "bloqueur". Luc Chatel juge "légitime" la démarche du proviseur

9 juillet 2009 - 2 réactions

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Le ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a jugé "légitime" jeudi la "démarche" du proviseur d'un lycée parisien qui a conditionné l'inscription en terminale d'un lycéen à un engagement écrit qu'il n'organiserait plus de blocages.

"Tout à fait légitime"
"Je trouve que la démarche du proviseur est tout à fait légitime", a déclaré Luc Chatel lors d'un déplacement à Poitiers, où il a visité le rectorat, un collège qui organise des cours pendant les vacances et l'Esen, qui forme les cadres de l'Education nationale.

Le proviseur demande un engagement à ne ne plus bloquer 
Le proviseur du lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement de Paris, conditionne l'admission en terminale de Tristan Sadeghi, élève de première ES, à un engagement écrit qu'il ne bloquera plus le lycée l'an prochain, ce que le lycéen refuse. Le Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) a apporté mercredi son soutien au proviseur, et appelé les organisations lycéennes à renoncer aux blocages, "forme d'action stérile et dévastatrice".

Création d'un comité de soutien au lycéen

Un "comité de soutien pour la réinscription sans condition de Tristan Sadeghi" a par ailleurs appelé au rassemblement vendredi à 12 h devant le rectorat (Paris XXe) et ouvert une pétition en ligne (www.soutien-tristan-sadeghi.org) "C'est un sujet qui mérite une discussion, j'ai prévu de voir dans les prochains jours les organisations lycéennes, c'est un sujet que j'aurai l'occasion d'évoquer avec eux", a indiqué le ministre.

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2 réactions

  • Philibert
    Ce proviseur n'enseigne pas la démocratie
    On va bientôt conditionner l\'embauche à l\'engagement de ne pas faire grève ?!?!? Et l\'attribution des allocations familiales à l\'engagement de ne pas faire d\'enfant. Et, on peut réver,conditionner le droit de se présenter à des élections à l\'engagement de ne pas voter et dire n\'importe quoi !
    Ajouté le 9 juillet 2009 à 15h25
  • Llaf Nongaval
    Démocratie: libertés et devoirs
    Aujourd'hui, la démocratie s'exprimme de différentes façons et n'est pas unique (démocratie politique, économique, sociale). Ce principe vise à placer les citoyens d'un Etat au rang d'acteurs dans la vie de cet Etat, la première expression de cette démocratie est le droit de vote. Le droit de faire grève est reconnu en France et revêt plusieurs formes, mais la grève avec piquets ou plus familièrement appelée blocage, est une pratique illégale en France, il est donc logique que des dispositions soient prisent envers ceux qui sont à l'origine de tels mouvements. On pourrait donc débattre de la légitimité d'une telle forme de grève. Elle est illégale en France mais si la majorité des personnes concernées sont favorable à ce blocage, ne devrait-on pas l'autoriser? Mais quand ceux-ci ont lieu dans le milieu scolaire et/ou universitaire et causent préjudice à une majorité opposée à celà, il serait logique de déclarer ce blocage illégal et en punir les personnes étant à l'origine car elles sont en totale infraction. La démocratie ne vise-elle pas à respecter le choix du plus grand nombre? Ne doit-elle pas protéger l'ensemble des citoyens contre la volonté d'une minorité? La plupart (pas tous) des blocages dans les lycées et universités sont votés à la sauvage dans des assemblées non légitimes car non reconnues par la direction de l'établissement et les organisateurs de ces grèves refusent un vote démocratique à bulletin secret. Donc non, le blocage scolaire et universitaire est une action illégale et anti-démocratique, il est entièrement logique de sanctionner les auteurs. Il ne faut pas confondre démocratie et droit de faire tout et n'importe quoi, et la liberté elle-même a ses limites: elle s'arrête là où commence celle des autres, et la démocratie vise à faire respecter ce principe en se rangeant à la volonté du plus grand nombre, l'inverse, la volonté du petit nombre sur la majorité, s'appelle une dictature, n'en déplaise à certains manipulateurs de mots dont ils n'en comprennent pas la signification.
    Ajouté le 9 juillet 2009 à 18h30

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