15 octobre 2009
Une enquête sur des soupçons de détournement de fonds par des associations caritatives a été ouverte par le Parquet de Paris.
Une information judiciaire contre X a été ouverte en mars pour «escroquerie aggravée» et «abus de confiance aggravé» dans le cadre d'une enquête sur des associations caritatives soupçonnées d'avoir détourné de l'argent collecté. Les juges d'instruction du pôle financier de Paris s'intéressent à 17 associations et à la destination réelle de millions d'euros qu'elles ont collectés depuis plusieurs années, affirme le journal Le Parisien qui a révélé l'affaire. Aucune personne n'a été mise en examen, le montant exact des fonds éventuellement détournés n'a pas été précisé.
Des associations domiciliées aux États-Unis
Les fondateurs et dirigeants de ces associations, domiciliées pour l'essentiel aux Etats-Unis, sont particulièrement dans la ligne de mire des enquêteurs, selon le quotidien. La plupart n'ont qu'une simple adresse en France correspondant à une domiciliation d'entreprise. Des sociétés américaines de marketing direct, chargées de gérer les envois de courriers aux donateurs et de recueillir les dons, sont également au centre des investigations. Ces sociétés pourraient avoir été utilisées pour envoyer aux Etats-Unis une partie des fonds détournés, selon Le Parisien. Des commissions rogatoires internationales ont été diligentées par le juge Fabrice Naudé. Parmi les structures visées, se trouvent l'Association Mère Teresa pour les enfants (Amte), l'Association pour la recherche sur le diabète (ARD), l'association pour la recherche sur la dégénérescence maculaire liée à l'âge (ARDMLA), l'Association internationale pour la recherche sur la maladie d'Alzheimer (Lecma), la Mission d'aide mondiale (MAM), le Fonds de recherche et de soutien pour le cancer du sein, le Village du monde pour enfants (VMPE), Pain et eau pour l'Afrique (PEA), World assistance, etc.
Appel à la vigilance
Cette affaire pouvant jeter l'opprobre sur l'ensemble des structures caritatives, France Générosités, syndicat professionnel qui représente près de 70 organismes, dont la Croix-Rouge, Médecins du Monde ou l'Association des paralysés de France, a appelé, hier, les Français à la vigilance. Selon le président du syndicat, André Hochberg, il faut «privilégier des associations et fondations qui présentent toutes les garanties de sérieux et de transparence». Le Comité de la charte du don en confiance, organisme de contrôle et de référence (www.comitecharte.org), a été créé en 1989. Aujourd'hui, 60 associations ont été agréées par la charte.
Briec-de-l'Odet. Sclérodermiques. Remise de chèque à l'association