4 novembre 2009 à 17h19
Véronique Pocrain, jugée par les assises de l'Essonne pour le meurtre de son fils de 4 ans en décembre 2007 à Evry, a estimé avoir été suivie sur le plan psychiatrique "trop tard, malheureusement", tout en qualifiant de "grosse erreur" le fait de n'avoir pas pris le traitement qui lui avait été prescrit.
"Je savais que mon fils s'en sortait pas et que je m'en sortais pas non plus", a expliqué l'accusée de 43 ans, qui avait tenté de se suicider en se tailladant les veines après son geste, répétant inlassablement sa conviction que son fils, qui avait des problèmes d'énurésie dont elle s'attribuait la responsabilité, allait être "fou" et "irrécupérable".
Elle a répété sa conviction que son petit garçon allait être "déséquilibré avec une forte lucidité" (sic), car il avait notamment peint une mallette Spiderman en noir et vert, "couleurs de la déprime et du courage".
"C'était mes stress que je lui communiquais", a-t-elle ajouté, disant regretter son geste mais n'avoir alors "vu que cette solution".
Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu demain.
