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Jeux d'argent. Les Français pas si accros que ça ! [Réagissez!]

17 décembre 2009

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Moins d'un Français sur deux déclare jouer aux jeux d'argent. Une réserve que la prochaine possibilité de parier légalement sur internet ne devrait pas tellement modifier.

Joueurs, les Français? Un peu, beaucoup, diront certains, mais on est encore loin de l'opium du peuple. Selon le sondage réalisé par TNS Sofres (*) pour la presse quotidienne régionale, 48% des Français déclarent jouer à des jeux d'argent, contre 51% qui ne s'adonnent pas à cette pratique. Et les accros ne sont finalement pas si nombreux: seules 13% des personnes interrogées avouent jouer souvent. Les réserves des non-joueurs tiennent en quelques mots : manque d'intérêt, peur d'être arnaqués et crainte d'addiction.

Le PMU a moins la cote

Jouer, mais à quoi? Dans ce domaine, peu de surprises. Les jeux de tirage, comme le célébrissime Loto ou l'Euro Millions, ou de grattage, comme le Banco, remportent tous les suffrages ou presque. Quelque sept joueurs sur dix succombent à ce type de passe-temps. En revanche, le PMU ne tient plus la corde et les casinos, malgré leur multiplication sur le territoire, ne font pas (plus?) vraiment recette. Quant à internet, ce n'est pas encore le bon numéro. Et ce n'est pas l'ouverture annoncée (lire ci-dessous) de sites légaux sur la Toile qui devrait changer les choses. Seuls 19% des Français déclarent avoir confiance dans ce type de jeux. Et le jugement est sans appel en Bretagne, où une personne sur dix seulement se dit prête à jouer les yeux fermés, ou presque. Toutefois, l'envie pointe chez les plus jeunes, et, plus curieusement, parmi les plus diplômés, alors que globalement, le jeu d'argent est plutôt une pratique des ouvriers et employés. Pour autant, la sagesse prévaut chez les candidats aux paris en ligne. Les mises envisagées tournent autour d'un à 20euros par mois, en misant d'abord sur des matchs de football, voire des courses hippiques.

(*) L'enquête a été réalisée par téléphone, du 31 août au 25 octobre 2009, auprès d'un échantillon national de 4.377 individus âgés de 15 ans et plus

  • A.F.

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Jeux en ligne : des retards à prévoir

Il y a un an, lorsque le projet de loi sur les paris en ligne était en cours d'élaboration, l'ouverture au 1erjanvier 2010 ne faisait pas l'ombre d'un doute. Mais la loi n'a pas été examinée au printemps comme prévu. De report en report, elle n'a été adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale qu'à la mi-octobre. Encore assez tôt, pensait-on, pour que tout soit prêt avant le début de la Coupe du monde de football (le 7 juin), qui, tous les quatre ans, dope le commerce des pays concernés. Mais la longueur des débats parlementaire sur la taxe professionnelle et la réforme territoriale ont grippé la machine législative.

Une centaine de candidats

«Il était prévu que le passage au Sénat se fasse fin janvier, indique le sénateur finistérien FrançoisMarc (PS), porte-parole de son groupe sur ce projet, mais il n'est pas sûr du tout que l'on puisse l'examiner avant la trêve des régionales. Il serait alors renvoyé à fin mars-début avril». Compte tenu du jeu des navettes et des délais de promulgation des décrets d'application, il ne serait alors pas prêt début juin. Un nouveau report constituerait un coup dur pour trois types d'acteurs: - La centaine de candidats à l'obtention de la future licence, qui permettra de proposer en toute légalité des paris sportifs et hippiques en ligne ainsi que des jeux de poker. - Les supports publicitaires, puisque la bataille pour le futur leadership dans les jeux en ligne se jouera largement à leur profit. - L'Etat, enfin, à qui la légalisation promet de jolies recettes fiscales.

2,5 à 3 millions de joueurs

En revanche, ça ne changera pas grand chose pour les 2,5 à 3 millions de Français qui ont pris l'habitude de jouer à domicile. Légalisation ou pas, ils auront tout loisir de parier sur les matchs de la Coupe du monde via les sites étrangers qui prospèrent sur la Toile. En toute illégalité.
  • Benoit Siohan

Les Français et les jeux d'argent en ligne
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