26 octobre 2009
La juge d'instruction Xavière Simeoni doit décider, cette semaine, si elle renvoie ou non l'ancien président Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris dans laquelle il est mis en examen, selon le Journal du dimanche. La décision du juge doit intervenir «au plus tard vendredi, le jour où elle prend ses nouvelles fonctions à la cour d'assises», précise le JDD. L'ancien président de la République (1995-2007), protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'État puis redevenu justiciable ordinaire, avait été mis en examen, le 21novembre 2007, pour «détournement de fonds publics» dans ce dossier d'emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris, fauteuil occupé par Jacques Chirac de 1977 à 1995.
Le parquet a requis un non-lieu général
Fin septembre, le parquet de Paris a requis un non-lieu général pour l'ancien président et la vingtaine de personnes mises en examen. L'instruction menée par la magistrate concerne une période courant de 1983 à 1998, soit du début du deuxième mandat de Jacques Chirac à la mairie aux trois premières années de son successeur, Jean Tiberi. La juge Simeoni est libre de suivre ces réquisitions et d'ordonner un non-lieu pour tout ou partie des mis en examen ou de délivrer une ordonnance contraire les renvoyant devant le tribunal correctionnel.
