letelegramme.com

 

Rechercher

Intrusion dans les centrales nucléaires. 4 à 6 mois de prison requis contre les militants Greenpeace

20 janvier 2012 - 5 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article

Le procès de neuf militants de Greenpeace s'est ouvert ce vendredi 20 janvier devant le tribunal correctionnel de Troyes. Le procureur de Troyes a requis de quatre à six mois de prison avec sursis pour violation de locaux professionnels et dégradations en réunions après s'être introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), le 5 décembre 2011. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 21 février.

Sur le même sujet :
> Voeux 2012. Greenpeace offre un cadeau au Président Sarkozy

Le procureur Alex Perrin a demandé une peine d'amende de 1.000 à 1.500 euros pour chacun des prévenus, poursuivis pour violation de locaux professionnels et dégradations en réunion, suite à leur intrusion dans des centrales nucléaires le 5 décembre 2011.

Le procureur a demandé un sursis avec mise à l'épreuve, assorti d'une interdiction d'approcher une centrale nucléaire pendant deux ans.

Jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende
Les neuf militants, trois hommes et six femmes de 22 à 60 ans, encourent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, bien au-delà des peines normalement prévues pour une intrusion sur un site nucléaire, à savoir six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, a déploré leur avocat Me Alexandre Faro, qui a plaidé la relaxe et minimisé les dégradations commises sur le site.

Cinq étaient aussi poursuivis pour refus de se soumettre à un prélèvement ADN. Le procureur a requis contre eux une peine supplémentaire de 1.000 euros d'amende.

"Une action d'utilité publique"
Peintre-décorateur, apiculteur, ergothérapeute, infirmière, intermittente dans l'audiovisuel, retraité de la finance ou chômeurs, la plupart avaient déjà participé à des actions militantes. Tous ont assumé leur action, évoquant "une responsabilité collective" et "une action d'utilité publique".

"Nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si facile", a raconté lors de l'audience une militante, Céline B.
L'intrusion "était à la portée de n'importe qui", a assuré aussi Alice D., tandis que Dominique R. a affirmé avoir été "stupéfaite" d'arriver au sommet du dôme "sans encombre".

Pas de réparation civile pour les militants
Pour Me Jean-Pierre Mignard, avocat d'EDF, partie civile, "EDF avait bien compris qu'il ne s'agissait pas d'un commando terroriste. Les mesures d'intervention ont été réduites a minima pour ne pas porter atteinte à l'intégrité de ces personnes".

Mais "pas question de demander réparation civile aux militants. Le moment venu, ce sera à Greenpeace de rendre des comptes" au civil, a-t-il assuré.

La clémence demandée
"Je vais demander la clémence. Cette action était légitime et justifiée", avait affirmé Me Faro à la presse avant l'audience. Devant le tribunal, Sofia Majnoni, porte-parole de Greenpeace, a réclamé la "clémence", soulignant qu'"il y a eu reconnaissance d'un dysfonctionnement de la part du gouvernement, puisque François Fillon a demandé en décembre un audit sur la sécurité des centrales".

Cruas : les militants jugés le 24 janvier
Le 24 janvier, deux autres activistes, qui s'étaient introduits le même jour dans la centrale de Cruas (Ardèche), seront jugés par le tribunal correctionnel de Privas.

  • La rédaction avec l'AFP.

Du sursis requis contre des militants de Greenpeace

 

 
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

5 réactions

  • bagadur
    bizarrerie
    au fond, ils devraient remerciés, voire décorés pour avoir su mettre en lumière l'incompétence de "certains". mais, non... jugés ! quant aux "nuls", eux, rien ? rien ! le néant ! bizarre, non ?
    Ajouté le 20 janvier 2012 à 11h48
  • yerome
    honteux
    Ces personnes devraient être décoré pour avoir réussi prouver que les sites nucléaire ne sont pas assez sécurisé.
    Ajouté le 20 janvier 2012 à 13h05
  • Woque
    étrange
    @ bagadur : tout à fait ! Le pire c'est quand même que les personnes concernées au niveau du gouvernement ont admis de réels dysfonctionnements ! Pour rappel EDF a déjà été condamné pour espionnage de Greenpeace, on se demande qui est réellement le grand méchant loup et qui tente de sauver le peu dignité énergétique qu'il nous reste...
    Ajouté le 20 janvier 2012 à 14h34
  • jose...
    Inconcients
    voila le mot qui s'associe a ces énergumènes qui jouent avec notre sureté nucléaire
    Ajouté le 20 janvier 2012 à 11h45
  • ceph...
    Et voilà ! embrigadés, ils sont dans de beaux draps verts !
    les conseilleurs de manif, ne sont pas les payeurs ! ! !
    Ajouté le 20 janvier 2012 à 13h54

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique