20 janvier 2012 - 5 réactions
Sur le même sujet :
> Voeux 2012. Greenpeace offre un cadeau au Président Sarkozy
Le procureur Alex Perrin a demandé une peine d'amende de 1.000 à 1.500 euros pour chacun des prévenus, poursuivis pour violation de locaux professionnels et dégradations en réunion, suite à leur intrusion dans des centrales nucléaires le 5 décembre 2011.
Le procureur a demandé un sursis avec mise à l'épreuve, assorti d'une interdiction d'approcher une centrale nucléaire pendant deux ans.
Jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende
Les neuf militants, trois hommes et six femmes de 22 à 60 ans, encourent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, bien au-delà des peines normalement prévues pour une intrusion sur un site nucléaire, à savoir six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, a déploré leur avocat Me Alexandre Faro, qui a plaidé la relaxe et minimisé les dégradations commises sur le site.
Cinq étaient aussi poursuivis pour refus de se soumettre à un prélèvement ADN. Le procureur a requis contre eux une peine supplémentaire de 1.000 euros d'amende.
"Une action d'utilité publique"
Peintre-décorateur, apiculteur, ergothérapeute, infirmière, intermittente dans l'audiovisuel, retraité de la finance ou chômeurs, la plupart avaient déjà participé à des actions militantes. Tous ont assumé leur action, évoquant "une responsabilité collective" et "une action d'utilité publique".
"Nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si facile", a raconté lors de l'audience une militante, Céline B.
L'intrusion "était à la portée de n'importe qui", a assuré aussi Alice D., tandis que Dominique R. a affirmé avoir été "stupéfaite" d'arriver au sommet du dôme "sans encombre".
Pas de réparation civile pour les militants
Pour Me Jean-Pierre Mignard, avocat d'EDF, partie civile, "EDF avait bien compris qu'il ne s'agissait pas d'un commando terroriste. Les mesures d'intervention ont été réduites a minima pour ne pas porter atteinte à l'intégrité de ces personnes".
Mais "pas question de demander réparation civile aux militants. Le moment venu, ce sera à Greenpeace de rendre des comptes" au civil, a-t-il assuré.
La clémence demandée
"Je vais demander la clémence. Cette action était légitime et justifiée", avait affirmé Me Faro à la presse avant l'audience. Devant le tribunal, Sofia Majnoni, porte-parole de Greenpeace, a réclamé la "clémence", soulignant qu'"il y a eu reconnaissance d'un dysfonctionnement de la part du gouvernement, puisque François Fillon a demandé en décembre un audit sur la sécurité des centrales".
Cruas : les militants jugés le 24 janvier
Le 24 janvier, deux autres activistes, qui s'étaient introduits le même jour dans la centrale de Cruas (Ardèche), seront jugés par le tribunal correctionnel de Privas.
27 mai 2012 à 15h54
27 mai 2012 à 15h44 - 1 réaction(s)
27 mai 2012 à 14h06 - 3 réaction(s)

27 mai 2012 à 11h31 - 2 réaction(s)