20 novembre 2009 - 2 réactions
amputé des quatre membres après un terrible accident survenu il y a 15 ans sur le toit de sa maison familiale de
St-Rémy-sur-Creuse, dans la Vienne.
Le destin de cet ancien ouvrier métallurgiste des Fonderies du Poitou, terrassé, enflammé par plusieurs décharges de 20.000 volts le 5 Mars 1994 alors qu'il démontait son antenne de télévision, juché sur une échelle en inox, est une leçon de vie.
"Faire un exploit pour moi et les miens"
C'est sur son lit d'hôpital qu'il voit à la télévision un reportage sur une nageuse qui vient de traverser la Manche. "C'était il y a 15 ans, mais l'idée a longuement germé dans ma tête. Faire un exploit, pour moi, les miens et tous mes compagnons
d'infortune qui n'ont plus goût à la vie", dit-il.  Philippe s'entraîne comme un forcené depuis deux ans: 5 à 6 heures de piscine par jour et nage en mer au large de La Rochelle avec la brigade maritime de la Gendarmerie. Entre temps, il a écrit un livre, "J'ai décidé de vivre" (Ed. Jean-Claude Gawsewitch) à l'aide d'une commande vocale. Il a aussi sauté en parachute.
"Je veux être le flambeau de l'espoir"
 Il a fait fabriquer deux prototypes de prothèses de natation avec palmes qu'il fixe sur ses moignons de jambes. "La traversée de la Manche, c'est "l'Everest de la natation", 40 km entre Douvres et Calais dans une eau à 14°C, dit-il. C'est pour l'été prochain. Je veux être le flambeau de l'espoir pour tous ceux qui croient que la vie n'est que souffrance".
18 mai 2013 Ã 20h36
18 mai 2013 à 20h09 - 7 réaction(s)
18 mai 2013 à 17h40 - 4 réaction(s)

18 mai 2013 à 13h53 - 2 réaction(s)