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Guyane. Humiliations, cafards, manque d'hygiène : les détenus sont désespérés

15 juillet 2012 - 1 réactions

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Odeurs insupportables, cafards, rats, moustiques, humiliations... Ce dimanche, l'Observatoire international des prisons (OIP) a rendu publics des témoignages de détenus de la prison guyanaise de Rémire-Montjoly, à l'appui de recours à venir contre leurs conditions de détention.
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Selon l'Observatoire international des prisons, plus d'une cinquantaine de détenus lui ont écrit ces derniers mois, "afin d'obtenir de l'aide pour engager des recours contre l'Etat au regard des conditions de détention qui leur sont imposées".

"Il y a des cafards partout"
Au 1er mai, il y avait dans ce centre pénitentiaire 632 détenus, pour 536 places. Les témoignages portent sur "les conditions déplorables de vie en cellule", l'absence d'hygiène, l'insécurité dans les parties communes, l'absence d'intimité aux parloirs, le manque de travail et d'activités... "Il y a des cafards partout", indique un détenu. "Il y a beaucoup de cafards, fourmis et rats", dit un autre, les détenus faisant aussi état d'invasions d'hirondelles.

Odeurs pestilentielles
"L'odeur est insupportable", à cause des toilettes situées dans les cellules et séparées du reste de la pièce "par une simple cloison d'un mètre de hauteur".
"Les mauvaises odeurs sont partout. Quand l'un de nous va aux toilettes, les autres sont obligés de mettre une serviette au nez.. Je n'ai aucune intimité. C'est humiliant", rapporte un prisonnier, qui se "sent trop mal".

"Nous sommes comme des animaux"
Dans les douches, "horriblement sales", "il n'y a aucune intimité, nous sommes comme des animaux, en pleine nature. Les surveillants peuvent nous voir nus et on peut facilement se faire tuer, agresser par d'autres détenus..."
Les parloirs, eux, "ressemblent à des chambres froides pas lavées" et la fouille à nu est systématique après les visites. "Si je refuse, je suis obligé d'aller au mitard...".

  • N. A., avec l'AFP
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1 réaction

  • FREHEL22
    Intox de l'OIP
    Guyanais d'origine, il est navrant de conster que l'on prend pour argent comptant les "affirmations" de l'association OIP. Cette dernière devrait savoir que l'on accuse et encore moins condamne pas sans preuves. Cette manipulation est un peu grosse. L'OIP ne connait pas et n'a jamais mis les pieds sur l'établissement qu'elle critique...
    Ajouté le 18 juillet 2012 à 02h22

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