14 février 2012
Selon le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, le virus de Schmallenberg, "produit des malformations chez les ruminants" et provoque fièvres et diarrhées chez les animaux adultes. "On pense que la transmission est vectorielle", par des insectes dits "culicoides" ou des moustiques, ont précisé Dominique Martinez et Thomas Balenghien, chercheurs au Cirad.
Premier cas déclaré en Allemagne
A la date du 26 janvier, le virus de Schmallenberg, qui porte le nom de la ville allemande où il a été détecté pour la première fois en novembre 2011, avait été repéré dans 76 exploitations aux Pays-Bas et 51 en Allemagne, alors qu'un seul cas avait été observé en France, dans un élevage situé en Lorraine.
L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANES) a été saisie pour évaluer les impacts et les risques de diffusion de la maladie, tandis que les besoins de recherche ont été confiés au Réseau français pour la santé animale (RFSA), souligne le Cirad qui fait partie du comité de pilotage du RFSA. Une surveillance a été mise en place par Direction générale de l'alimentation (DGAL). Il s'agit d'une surveillance des malformations chez les ruminants visant à déceler la circulation du virus Schmallenberg sur le territoire métropolitain, renforcée dans les zones les plus à risque d'introduction du virus, à savoir les régions frontalières avec la Belgique et l'Allemagne.
Des mesures face au virus
En Europe, des mesures ont déjà été prises. Au Pays-Bas, les animaux présentant des malformations à la naissance doivent être signalés. En Allemagne, un régime de déclaration sera opérationnel à la fin mars. En outre, Moscou a suspendu, mi-janvier, les importations de moutons et de chèvres néerlandais en raison de ce virus. La Chine et l'Argentine ont quant à elles "demandé plus d'informations" aux Pays-Bas au sujet de ce virus.
Il n'y a, pour l'heure, aucune restriction aux échanges d'animaux vivants et de leurs produits à partir des zones atteintes, ni aucune mesure de prévention et de contrôle préconisée.
S’agissant d’une maladie d’élevage pour laquelle l’ensemble des solutions techniques n’est pas encore disponible, les experts scientifiques, les vétérinaires et les laboratoires pharmaceutiques du Réseau français pour la santé animale (RFSA) ont été chargés de mettre au point un test sérologique et un vaccin adapté. En attendant, il est conseillé aux éleveurs de ruminants dont les animaux présentent des symptômes, de maintenir les animaux malades à l’intérieur du bâtiment d’élevage et de contacter leur vétérinaire dans le cadre de la surveillance clinique mise en place.
Au total 94 élevages sont touchés dans 18 départements, dont l'Aisne, les Ardennes, l'Aube, le Calvados, la Manche, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Nord, l'Oise, le Pas-de-Calais, le Bas-Rhin, la Seine-Maritime, la Somme, la Vienne, la Haute-Vienne et les Vosges.

27 mai 2012 à 11h31 - 1 réaction(s)